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le-talisman-cathareQuatrième de couv’:

Depuis 1209, le Languedoc est à feu et à sang. La croisade contre les Albigeois est féroce et impitoyable. Seigneur dans le Périgord, loin des combats, Bernard de Cazenac se croit à l’abri. Il n’en est rien: les troupes de Simon de Montfort sillonnent le pays pour débusquer les Cathares.

Épaulé par sa femme, Bernard n’a plus d’autre choix que de plonger à son tour dans la violence la plus sauvage. Et sur le cœur, il garde un lourd médaillon d’argent, le talisman confié par son père qui contient, scellé, le secret de sa religion…

Avis :

Premier roman post-Masonica que j’ai terminé. Il faut dire que celui-ci n’est pas très épais (250 pages). Après L’échiquier du Temple, je me suis attaqué à ce roman … D’ailleurs parlons-nous d’un roman ou d’une chronique historique ???

Bien loin de l’univers fantastique voulu par Hervé Gagnon et sa série « Damné« , la fiction s’appuie sur de solides faits. Nous rencontrons Bernard de Cazenac et sa femme Alix de Turenne. Dès les premières pages, nous plongeons corps et âmes dans une période violente où la terre est gorgée de sang à cause de l’hérésie religieuse mais aussi et tout simplement à cause de la peur de l’autre. D’ailleurs, Jean-Luc Aubarbier ne prend pas plus le parti d’un camp ou d’un autre et disons-le, il explique d’une façon ludique ce qu’est le catharisme.

Si la vie semble s’écouler comme une petite rivière chantante, les seigneurs cathares sont loin de savoir ce qu’il se trame. Bernard de Cazenac est détenteur d’un secret transmis de génération en en génération : Un talisman. Celui-ci scellé cache un secret lié à la foi cathare. Un talisman pour lequel, le sacrifice d’une vie humaine est une petite chose.

Après que Simon de Montfort et ses croisés ont mis à feu et à sang, le Comté de Toulouse et le Vicomté de Carcassonne pour purifier la région de l’hérésie cathare, nous nous retrouvons sur les bords de la Dordogne où nous rencontrons les protagonistes, Bernard de Cazenac et Alix de Turenne. Le couple seigneurial convertit au catharisme régna sur les fiefs environnant (Aillac, Castelnaud et Montfort) et iront jusqu’au siège de Montésgur en 1244.

Le sang appelle le sang … Qu’on soit catholique ou cathare, les deux camps s’affrontent avec férocité ! L’appel du sang obligera Bernard à ouvrir le talisman …

Bien qu’on sache peu de chose sur ce couple, l’auteur tisse une toile solide qui rend l’histoire riche et crédible. Bernard et Alix se montrent « cruels » vis-à-vis des catholiques, mais que faire pour protéger sa foi, son domicile ou tout simplement son amour pour l’autre … À titre d’exemple, Bernard faisait crever les yeux et trancher les mains et les pieds des hommes. Alix, guère mieux, faisait trancher la poitrine et les pouces. On savait rire à l’époque, non ?

Malgré une certaine forme de cruauté, on se rend bien compte que l’on soit catholique ou cathare, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Alors que faire lorsque l’amour, la politique et la religion se mêlent à l’un des plus grands conflits du Moyen-âge ?

 Biblio :

AUBARBIER, Jean-Luc. Le talisman cathare. Paris : Pocket, 2011. 254 p. (Pocket ; 14189). ISBN 978-2-266-19740-3

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