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Quatrième de Cathédrale de la mer, Lacouv :

Barcelone, XIVe siècle. La cité catalane s’enorgueillit d’un nouveau fleuron gothique : Santa Maria del Mar, la cathédrale de la mer, qui s’élève, pierre à pierre, vers un ciel sans nuages. Bâtie « par et pour le peuple ». Certains porteurs n’hésitent pas à signer les blocs de pierre de leur propre sang. C’est leur œuvre. Leur vie.

Du haut de ses huit ans, le jeune Arnau Estanyol contemple le chantier. À l’image de ce chef-d’œuvre en devenir, l’ascension de ce fils de paysan exilé parti de rien sera fulgurante. Devenu consul et proche du roi, humaniste et philanthrope, il n’oubliera jamais que son destin est placé, depuis sa naissance, sous le signe des tragédies : l’ombre de la Sainte Inquisition plane sur ses ambitions, et la Grande Peste s’apprête à fondre sur Barcelone…

Avis :

Généralement, j’attends la fin d’un roman avant de parler de lui mais l’excitation que me procure celui-ci me demande de m’arrêter dans ma lecture pour vous en parler. Reçu comme cadeau de Noël, j’ai découvert Idelfonso Falcones tout récemment. Cet auteur est tout d’abord un avocat, vivant à Barcelone. Spécialiste de l’Espagne médiévale, il a consacré 10 ans à l’écriture de son premier roman, sortit en 2008. En 2011, « Les révoltés de Cordoue » verront le jour et en 2014, « La reine aux pieds nus ».

Si je devais vous résumer ce roman même s’il n’est pas achevé, cela serait « grandiose ». Ce roman est un magnifique voyage au cœur de l’Espagne du 14ème siècle.

À première vue, « La cathédrale de la mer » est la version hispanique du célèbre roman de Ken Follett « Les Piliers de la Terre ». Il faut dire que nous suivons la construction de la cathédrale Santa Maria del Mar tout comme dans le roman anglais, ainsi que les multiples péripéties des gens vivant autour du chantier. Cette fresque se veut diviser en 4 parties :

  • Les serfs de la Terre
  • Les serfs de la Noblesse
  • Les serfs de la Passion
  • Les serfs du Destin

Idelgonso Falcones nous dépeint les mésaventures de Bernat Estanyol et de son fils Arnau. Humiliés par la noblesse en la personne de Llorrenç de Bellera qui a fait valoir son droit de cuissage et viole la femme de Bernat. Exploités par l’oncle et la tante d’Arnau, ceux-ci prétendent que c’est pour leur bien. Rapidement, le vent de l’aventure pousse Arnau à rejoindre la grande et insolente Barcelone, avec son port, son quartier juif de Montjuïc, ses barrios, ses habitants aussi riches que variés. Falcones nous décrit  la capitale catalane avec exactitude. La description est tellement précise qu’on entend presque les marchands de poisson crier sous la fenêtre.

En fait, le récit est très bien structuré, les détails sont nombreux sans avoir cet effet de lourdeur. On découvre une noblesse décadente dans la gestion des domaines et dans le traitement de la domesticité et des gens du peuple. Au fur et à mesure, on découvre un Arnau travaillant au port dans cette confrérie de « bastaixos » autrement dit des débardeurs déchargeant les bateaux et transportant des pierres pour la construction de la « Cathédrale de la mer ».

Dans les deux dernières parties, Arnau grandit, se marie et va à la guerre où il montre une certaine adresse dans l’art du combat et dans l’art de la finance. Joan, l’ami d’enfance a décidé de prendre l’habit religieux. Si les deux amis d’enfance ont de bonnes situations mais tout cela n’a qu’un temps surtout lorsque l’argent et le pouvoir s’emmêlent ! Devenu riche, Arnau contribue à l’amélioration des situations des plus pauvres et se débarrasser des « profiteurs » en tout genre. Joan, devenu inquisiteur ne l’entends pas de cette oreille et n’aura pas de recul et contentera d’appliquer la loi.

Biblio :

FALCONES, Idelfonso. La cathédrale de la mer. Paris : Pocket, 2009. 819 p. (Pocket ; 13827). ISBN 978-2-266-18657-5

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