Vérité, tome 1 : Les sages de Sion

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Quatrième de couv’ :

Mars 1939. La guerre est sur le point d’éclater et le Troisième Reich prépare la solution finale. Heinrich Himmler et ses SS rêvent de restaurer la mythique civilisation aryenne. Pour y arriver, ils suivent la piste d’une légende centenaire qui, l’espèrent-ils, leur permettra de détruire la chrétienté. sur ses ruines, ils reconstruiront l’antique religion nordique.

Dans un petit village du sud de la France, Roland Sentenac, né damné, est lancé bien malgré lui sur les traces de Gondemar de Rossal. Sa mission : protéger la Vérité jusqu’au jour de sa révélation. Mais la Vérité est encore plus sombre qu’on ne le croyait et les factions qui la convoitent ne reculeront devant rien pour s’en emparer. Au-delà du salut de son âme, c’est le cours de l’Histoire que Roland tient entre les mains.

En quelques mots :

Après avoir frôlé l’overdose l’an dernier, car oui, en 2017, je me suis fait les six derniers romans de l’auteur québécois. Et comme n’importe quel drogué qui réclame sa dose, j’ai trépigné d’impatience en sachant qu’une suite ou un spin-off de Damné sortirait au mois de mai, je ne pouvais que craquer. Décidément, la chaire est faible.

J’ai tout d’abord été surpris en découvrant le pitch de départ. Si on met pendant quelques instants entre parenthèses le fait qu’il s’agit d’une suite ou d’un dérivé de Damné, j’ai trouvé à Vérité quelques ressemblance avec roman lu récemment. Pour vous mettre sur la piste, je vous donne quelques indices : Sud de la France, Seconde guerre mondiale, Heinrich Himmler, quête du pouvoir absolu via l’utilisation d’un précieux artefact, … Bref, j’ai trouvé des similitudes avec Le triomphe des ténèbres du duo Giacometti-Ravenne mais cela s’arrête là.

Si vous connaissez Hervé Gagnon, vous savez qu’il a un univers très riche et qu’il développe la psychologie de ses personnages. Avec le premier tome de Vérité, l’auteur répond à l’envie de ses fans qui ont eu envie de retrouver Gondemar. La plume est simple, efficace et tranchante. On retrouve les éléments clés de la série Damné mais également des associations de personnages.En parlant de ce point, je vais directement aborder les personnages principaux. Dans Damné, on avait le trio, Gondemar, Pernelle et Bertrand. Avec Vérité, on a Roland, Anna et Jules.

  • Roland Sentenac : Dès les premières pages, Roland Sentenac va vous dégoûter. On imagine bien le sale gosse qu’il a dû être. Il a coupé la queue du chat, il a volé, il a tué … Bref, un palmarès de criminel en puissance. De page en page, il évolue, il développe un courage qu’on ne pensait pas trouver et il gagne en capital sympathie même s’il reste un salopard. Le héros doit garder un côté mauvais garçon.
  • Anna, l’amnésique : Second personnage important, c’est Anna ! Anna est une jeune femme amnésique qui a croisé la route de Roland. On ne sait pas grand chose sur elle sauf qu’elle est très intelligente.On peut l’imaginer comme étant une archéologue ou une historienne. Je la vois bien comme étant une envoyée des sages de Sion ou comme une collaboratrice des SS ou une religieuse envoyée par le Vatican. Pour le moment, les deux premiers arguments ne tiennent pas la route mais j’attends de voir sa montée en puissance.
  • Jules Cabanac : Personnage secondaire, il est le sidekick de la bande. Il n’ira pas jusqu’au bout du roman mais il apporte quelques éléments qui vont mettre Roland et Anna sur la piste de la Vérité. Si on aime détester Roland dès le départ, il faut un autre personnage qu’on doit détester. Un personnage fourbe, un traitre, un être cupide, …

J’ai une mention spéciale pour le personnage d’Otto Rahn. Au fil de la lecture, son nom résonne au loin dans ma mémoire. On peut se demander si il est une personnage fictif ou un personnage réel. Pour rappel, Otto Rahn est un écrivain, archéologue et un officier de la SS. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le Graal. En 1935, il a été engagé par la SS pour effectuer des recherches sur le catharisme. Les indices laissés par Rahn seront très précieux dans la quête des héros.

Le roman fait la part belle à la course contre-la-montre et des scènes ne sont pas sans rappeler celles d’Indiana Jones et la dernière croisade. La scène où Indy cherche la tombe du Roi Arthur dans la bibliothèque de Venise semble avoir inspiré Hervé Gagnon.

La quête de la Vérité semble difficile et on ne perd pas trop de temps en palabres inutiles. On évite de s’embrouiller avec des scènes où on met le Vatican en avant ou des rencontres avec Himmler et d’autres dignitaires nazis. Il y a quelques passages de ce style et avoir des explications une chose nécessaire. Dans l’ensemble, on est en pleine action, ce qui fait que ce roman est un page-turner idéal pour partir en vacances.

Que retenir de tout ça ? Lire un roman d’Hervé Gagnon, c’est l’assurance de passer un bon moment. Un roman extrêmement bien ficelé, bien documenté. Le premier tome de Vérité arrive à faire des parallèles avec Damné mais cette nouvelle saga se détache par son originalité, ses personnages et son action. Vivement le tome 2 pour voir où iront Roland et Anna.

Biblio :

GAGNON, Hervé. Les sages de Sion. Paris : Hugo Roman, 2018. 376 p. (Vérité ; 1) ISBN 978-2-7556-3714-4

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