Vérité, tome 2 : La Terre promise

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Quatrième de couv’ :

Après avoir réussi à mettre la main sur des documents hautement sensibles, protégés jadis par Gondemar de Rossal, Roland Sentenac pense avoir mérité le salut de son âme. C’est sans compter sur le fait que le Troisième Reich est désormais sur les traces des Tables de la Loi. Convaincus qu’elles existent, Himmler et les siens déploient des moyens considérables pour les retrouver.

Les Sages de Sion, société secrète qui veille depuis deux mille ans à la préservation du peuple juif, n’ont pas d’autre choix que de se lancer à leur tour dans cette quête insensée. Il leur faut arriver avant les SS. Et cette fois, ils comptent bien y parvenir grâce à l’aide de Roland et de la mystérieuse Anna, cette femme amnésique sans laquelle rien n’aurait été possible. Va-t-elle le suivre dans cette nouvelle aventure sachant les risques encourus ? Va-t-elle enfin découvrir son identité ? Et qui est ce Léon qu’elle semble appeler durant son sommeil ?

Une course effrénée s’engage pour retrouver la relique la plus précieuse de tous les temps, et qui pourrait changer à jamais le cours de l’Histoire.

En quelques mots :

« Tu n’en as pas marre de lire mes livres ? »

Cette petite phrase a été prononcée par Hervé Gagnon lors de l’une de nos conversations après avoir lu le premier tome de Vérité. Alors que dire après avoir lu ce nouvel opus et en sachant que j’ai le Laflamme 6 dans ma PAL ?

Le tome 2 intitulé « La Terre promise » est sorti le mois dernier et conclu le cycle de Vérité, même si je pense qu’on pourrait imaginer une nouvelle série dérivée ou un troisième opus. Avant d’aborder ce sujet plus concrètement, commençons par la couverture. Celle-ci est très intéressante, bien qu’au début, je l’ai trouvée assez lourde avec ses nombreux détails. Le lieu, cette espèce de cave avec la porte en fer forgé où on retrouve une étoile de David. Les corbeaux « empaillés » et le drapeau nazi en fond. Évidemment, je suis tombé dans le panneau, car la couverture vous révèle plusieurs éléments qui vont jalonner ce récit.

Pas le temps de faire de récapitulatif de l’histoire ! On rentre dans le vif du sujet. Le malheureux Roland de retour de sa visite chez l’archange Métatron repart avec Anna et les deux juifs sous le bras à la recherche des Tables de la Loi. Bien entendu, une quête ésotérique à la veille du plus grand conflit armé de tous les temps ne serait rien sans quelques poursuivants entres les hommes du Reich et ceux du Vatican.

Les Sages de Sion vont mettre Roland à toutes les sauces pour devancer les nazis et heureusement que ce dernier peut compter sur l’aide de la précieuse amnésique, Anna. Tout ça pour dire que le roman débute en fanfare. Pas le temps de récapituler les faits, on reprend là où on a terminé. Il s’agit très certainement d’une volonté d’Hervé Gagnon pour éviter les temps morts et gagner en nervosité car n’oublions pas que nous sommes dans une course contre-la-montre.

Sages de Sion, Vatican, Germanenorden, … Le choix est varié. Faut-il suivre le chemin de Sion ou de Babylone ? Faut-il cacher la Vérité aux yeux du monde ? À la fin du premier tome, on se doute très bien que Roland et Anna vont choisir le camp des Sages de Sion même si on n’est pas à l’abri d’un coup foireux. Coup foireux qui arrivera à un moment !

Cacher la Vérité, c’est-à-dire que la mort du Christ n’est pas celle que l’on croit, est LE leitmotiv ultime qui pousse les sociétés (secrètes) à partir à sa recherche, à bouleverser les fondements de l’Eglise et à installer un nouvel ordre. En général, ceci est un schéma classique qui fonctionne extrêmement bien, pour autant, faut-il que l’auteur soit doué !

Si on est amené à poursuivre avec nos héros la quête de la Vérité, des artéfacts de la religion juive comme les Tables de la Loi ou l’Arche d’Alliance, vont venir interférer dans la quête principale. Ce qui n’est pas sans déplaire car encore une fois, on gagne en nervosité, vu les enjeux de l’Histoire.

Roland est un personnage qu’on aime détester. Au début du récit, le nouveau damné est un immonde salopard mais il progresse rapidement. Il ne gagne pas en finesse ou en esprit, mais pour cela, nous avons Anna. Roland démontre d’autres qualités humaines. Au fil des pages et des multiples rebondissement, je me suis demandé si Anna était une damnée ? Je ne vais pas vous spoiler la réponse mais l’idée est tentante et si un tome 3 n’est pas pressenti, j’imagine bien une histoire où devrait veiller sur les artéfacts retrouvés. Note pour moi-même, je devrais peut-être en parler à Hervé Gagnon.

Du rythme, de l’action, des trésors millénaires, Indiana Jones peut se rhabiller, le seul défaut que je trouve à ce second opus, c’est qu’on éclipse le contexte historique. On sait que nous sommes à la veille de la Seconde guerre mondiale. On va quelques fois faire un tour au château du Wewelsburg mais au-delà de ça, la lutte se fait à distance. Dommage qu’on ne croise pas une troupe allemande ou des personnages ayant une sympathie pour les nazis. Des protagonistes externes pouvant mettre un peu de pression sur les personnages. J’ai tout de même eu cette impression où les héros ont pu traverser l’Ariège du nord au sud et d’est en ouest sans réels ennuis.

Au final, la série Vérité est bien foutue, bien rythmée avec ses qualités et ses défauts. On retrouve le caractère ésotérique. On n’oublie pas d’explorer le côté obscur des héros. On pourrait imaginer un tome 3 mais je pense que cela n’est pas nécessaire même si j’ai ma petite idée. Bref, vous êtes prévenu, lecture hautement contagieuse !

Biblio :

GAGNON, Hervé. La Terre promise. Paris : Hugo Roman, 2019. 406 p. (Vérité ; 2) ISBN 978-2-7556-4010-6