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Ars Magna - t3- VITRIOLDescription de l’ouvrage :

Sur la piste cryptée d’un secret gardé depuis des siècles…

Alors que la seconde guerre mondiale fait rage, Philippe Cattoir continue d’étudier les mystères de la loge maçonnique d’Ars Magna. Sa prochaine étape est le palais de Charles de Lorraine, gouverneur des Pays-Bas féru d’alchimie, qui résida à Bruxelles durant la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Sur place, il pense découvrir enfin la vraie nature du « Phénix », le secret le mieux gardé d’Ars Magna, qui pourrait changer le cours de la guerre. Mais les nazis sont plus que jamais à ses trousses, et l’étau se resserre…

Avis :

Le troisième et dernier tome de la trilogie Ars Magna sort d’ici quelques jours et j’ai eu l’honneur et le plaisir de vous lire ce final qui se termine en apothéose. N’ayons pas peur des mots.

Les évènements se resserrent autour de Philippe et de Sophie. Aidé par son frère Hector qui n’est pas simplement un simple ingénieur chez Solvay mais le chef d’une poche de résistance. Philippe a résumé les faits qui l’ont conduit dans ce terrible jeu de piste.

Trahi par Jean, l’ex de Sophie, nos héros feront la désagréable rencontre avec le Colonel Kurten. Le SS torture Philippe et a décapitée sa chèvre Amalthée (V. Ars Magna, tome 1). Pour répondre à ses questions, l’Allemand demande à ce que Sophie soit violée. Que faire dans pareil cas ? Révéler, il faut tout révéler …
C’est aussi à ce moment capital que nous découvrons la vraie nature du « Phénix ». Bien que le lecteur ait déjà une petite idée …

Les scènes dans la mine et en particulier dans les laboratoires de la loge Ars Magna sont tout simplement superbes. Cette lumière rouge qui plongent l’ensemble des protagonistes dans une certaine angoisse entre la quête des uns et la recherche du pouvoir absolu pour les autres. Le tournant du tome. Les scènes me font penser à celles du final du premier Benjamin Gates. Les héros sont laissés à leur sort avec la mort comme ultime objectif et pourtant, … Et pourtant, la solution n’est pas loin.

Enfin Philippe, Sophie et les autres trouvent le véritable secret d’Ars Magna. La planche n°30 est certainement la plus réussie de volet. On y retrouve les symboles « alchimiques » mélangés aux portraits de Philippe et de Hector. Magnifique. À partir de là s’enchaîne une véritable course-poursuite entre les Allemands et nos héros. Une course-poursuite à la fois sur terre et dans les airs. Les scènes de la bataille aériennes sont véritablement grandioses. J’ai presque ressenti les vibrations du bimoteur britannique et la pression du chasseur allemand au-dessus de la Manche.

Nous arrivons tout doucement à la fin, Philippe et Sophie sont reçus en Angleterre et livrent Ars Magna aux alliés. La Belgique est libérée et la guerre touche à sa fin. On notera la référence au projet Manhattan. Puis, on assiste au premier lancement de la bombe atomique et aux évènements d’Hiroshima et de Nagasaki. Et comme toute bonne histoire, nous avons droit à un happy-end, le baiser de Philippe et Sophie au pied du Capitole à Washington.

La dernière planche est une référence à l’ultime scène des « Aventuriers de l’Arche perdue ». On notera que dans « Les Explorateurs de la Bible« , Alessio Lapo nous sort la même scène.

En fait, cette BD est un véritable page-turner explosif qui nous oblige à rester éveillé. Le trait de Milan Jovanovic reste ce qu’il est. Un dessin agréable et nerveux à la fois. Une mise en scène vive qui pousse vraiment à découvrir le final de cette trilogie. La mise en couleurs de Scarlett Smulkowski rend encore une fois, l’ensemble fin, harmonieux et d’une rare qualité.

C’est ainsi que se termine l’aventure d’Ars Magna. Une trilogie d’exception au cœur de Bruxelles. Et comme disait l’autre : « De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ».

Biblio :

ALCANTE, Didier. JOVANOVIC, Milan. V.I.T.R.I.O.L. Bruxelles : Glénat, 2015. 48 p. (Ars Magna ; 3). ISBN 978-2-7234-9431-1

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