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Fin du cercleQuatrième de couv’ :

L’archéologue Bjorn Belto vient de faire une extraordinaire découverte : un reliquaire en or renfermant un manuscrit datant de 2000 ans. Alors qu’il cherche à en percer les secrets, le jeune chercheur du musée des Antiquités d’Oslo se trouve confronté à une mystérieuse fondation internationale qui cherche à s’emparer à tout prix de la relique. Risquant sa vie pour résoudre un véritable labyrinthe d’énigmes, Belto parcourt le monde, du monastère de Varne en Norvège jusqu’au Moyen-Orient sur les traces du légendaire Manuscrit Q, en passant par Londres et Rennes-le-Château. L’enjeu ? Des révélations stupéfiantes sur les origines de notre civilisation et les sources authentiques du christianisme.

Avis :

Présenté comme un défi lecture du groupe Facebook, « Read … », le roman de Tom Egeland était dans ma pile à lire depuis un petit moment. Ce n’est pas le premier roman de l’auteur que je vous présente.

Alors que dire ce thriller ésotérique norvégien ? Présenté comme une quête initiatique autour d’une découverte archéologique, le roman s’embourbe dès le début du roman autour de la relation familiale que mène Bjorn Belto depuis le décès de son père et la relation entretenue par sa mère avec l’un de ses professeurs. En fait, le héros possède une psyché composée de névroses en tout genre. Complexe d’Œdipe, déboires sexuels et autres bobos psychiques.

La construction se veut intéressante car l’action se fait à la première personne du singulier, un peu comme un journal intime. Cela permet de faire connaissance avec le héros. Peut-être est-ce une façon de rendre les choses plus intimes ? Mais entre l’intimité du personnage et l’action souhaitée, il faut choisir, car l’action ne décolle pas d’un pouce sur la première centaine de pages. L’événement majeur qui doit pousser au déclic est noyé dans la sphère personnelle du héros.

Il vous faudra tout de même avaler 150 pages pour avoir quelque chose à vous mettre sous la dent. Et ce qui est affligeant pour ainsi dire, Bjorn Belto ignore tout ou presque tout de la vie de Jésus-Christ, lui l’archéologue. Il ne faut pas être un expert en archéologie ou historien chevronné pour connaître le « fils de Dieu ».

Dans mon souvenir, il me semble que le roman « Les gardiens de l’Alliance » me semblait beaucoup plus abouti que celui-ci et que le héros était moins coincé, moins centré sur ses problèmes. Soit, cela reste une impression et le roman est à prendre pour ce qu’il est … une lecture de plage.

En fait, je pense que les maladresses viennent surtout de la maison d’édition lorsqu’elle a publié le roman, la première fois. City éditions nous a fait un amalgame de tout et de n’importe quoi avec ce Da Vinci Code norvégien. La traduction me semble hasardeuse, la ponctuation quasi absente et quelques coquilles qui laissent à désirer. Ce qui devait être un bon thriller semble avoir été gâché par l’éditeur et pourtant depuis quelques temps, nous avons eu droit à quelques pépites.

Biblio :

EGELAND, Tom. La fin du cercle. Paris : City éditions, 2007. 480 p. ISBN 978-2-8246-0613-2

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