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Synopsis :

Au cœur de la Barcelone médiévale, de la Grande Peste à l’Inquisition, Arnau, jeune paysan, endure les pires tourments et humiliations pour devenir un homme libre. Son destin hors du commun en fera le héros de tout un peuple. Au XIVe siècle, au rythme de la construction de l’église Santa María del Mar – chef-d’œuvre du gothique catalan édifié « pour le peuple et par le peuple » en un temps record (cinquante-sept ans), Arnau Estanyol tente de conquérir sa liberté.

En quelques mots :

La catedral del mar est l’adaptation du roman éponyme d’Idelfonso Falcones. Le roman est sorti en 2008. En son temps, j’avais considéré le roman comme la version hispanique du célèbre roman de Ken Follett, Les piliers de la Terre. Le roman vient de connaître une adaptation live qui a été diffusé au mois de mai sur la chaîne espagnole Antena 3 et est dorénavant disponible sur la plateforme de streaming, Netflix. On peut dire que la célèbre plateforme surfe sur le succès des séries espagnoles après le triomphe de La casa del papel.

Si le roman pouvait facilement être comparé à celui de Follett, peut-on dire la même chose concernant la série ? Il est difficile de ne pas faire. Pour rappel, Tom le bâtisseur et les autres protagonistes ont connu une adaptation télévisuelle en 2010. Comme son aînée, La catedral del mar va mettre en scène un personnage issue d’une classe sociale inférieure et va tout doucement tutoyer les sommets de la société barcelonaise.

Si on peut s’amuser à faire des parallèles entre le roman et son adaptation et ses devanciers, il faut bien se mettre en tête qu’on découvre un nouvel aspect du travail des bâtisseurs des édifices religieux, tout comme découvre les différentes couches de la population du Barcelone du Moyen-âge. Je vous préviens tout de suite, la série ne tourne pas entièrement autour de la construction de la cathédrale et la fascination du jeune Arnau face au métier de bardeur.

Les comparaisons entre les deux œuvres peuvent s’arrêter là, car à l’inverse de le l’œuvre britannique, l’érection de la cathédrale sert de toile de fond et non de leitmotiv. Le reste de la série se tourne vers Arnau et son ascension sociale.

En prenant mes renseignements sur la série, le casting, etc. j’ai lu une description où Arnau Estanyol était présenté comme le « Robin des bois ibérique » car il défend les plus faibles, il ne fait aucune différence entre les couches de la population et bien entendu, il s’attire énormément d’ennemis. Fils de serf, bardeur, cambiste, il grimpe petit à petit les échelons pour arriver dans les hautes sphères et être un proche du roi Pierre IV d’Aragon.

La série aborde un grand nombre de thématiques. La question sociale, la question religieuse et le début de l’inquisition espagnole, la place de la femme dans la société et sur ce point, disons-le, celle-ci n’est guère enviable. Les relations entre la communauté catholique et la communauté juive. Bref, comme je viens de le dire dans le paragraphe précédent, Aranau est un fervent défenseur des plus faibles et lorsque dans le dernier quart de la série, il doit affronter son frère Joan, devenu frère inquisiteur, on sent que la chute sera terrible. En fait, les derniers épisodes ne sont pas sans rappeler Inquisitio, la série diffusée par France 2 durant l’été 2012.

Je ne vais pas tout vous dévoiler car il y a encore bien des surprises et comme pour le roman, vous allez en redemander. D’ailleurs peut-on espérer voir les romans d’Idelfonso Falcones connaître une adaptation télévisuelle ? Notez-bien que la réalisation est soignée. On joue avec des ambiances froides qui ne sont pas sans déplaire et qui correspondent bien à cette période que l’on appelle le Moyen-âge. Malgré l’absence d’un acteur connu, le casting est convaincant.

Franchement, si vous avez quelques soirées à perdre devant un écran de télévision, je vous invite à vous plonger dans cette superbe épopée moyenâgeuse made in España.