Mots-clefs

, , , , , , , ,

Synopsis : 18403967_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

Au royaume du roi Arthur et de l’enchanteur Merlin, Lancelot est un chevalier dont le courage est vanté par tous. Mais un jour, cet homme sans égal doit quitter sa cour afin de fuir l’amour de la reine Guinevere. La Table Ronde, sans protection, est alors au coeur de tous les dangers.

Avis :

Commençons le cycle cinéma par le plus hollywoodien des films de la sélection, « Les chevaliers de la Table ronde ». Il est vrai que j’aurais pu et certains diront que j’aurais du rajouter « Sacré Graal » mais il ne serait pas impossible que j’exploite l’idée.

Avec le film de Richard Thorpe, on plonge dans l’âge d’or du cinéma américain. Au casting, trois acteurs de choix. Le ténébreux Robert Taylor, fraîchement sorti du Colisée après avoir interprété Marcus Vinicius dans Quo Vadis. Il a également été le chevalier Ivanhoé dans le film éponyme. À ses côtés, la sublime Ava Gardner interprète Guenièvre et a été également dirigée par le réalisateur quelques années plus tôt. Mel Ferrer, acteur moins emblématique que les deux autres cités, mais il a tout de même à son actif des films comme Guerre et Paix, L’Ange des maudits où il croisa Marlène Dietrich. L’acteur est connu aussi pour avoir été l’époux d’Audrey Hepburn.

Après une brève présentation du casting, résumons et analysons le film. Il pourrait se résumer à la force, à la beauté et à la sagesse. Force, beauté et sagesse … tiens donc, cela vous rappelle quelque chose ? Ah ben oui ! Mais dans ce film, on attribue la force à Lancelot, la beauté à Guenièvre et la sagesse au roi Arthur.

Le récit est le plus fidèle au mythe arthurien mais il faut dire que condenser en un peu moins de deux heures une œuvre moyenâgeuse très dense et le réalisateur tente un pari audacieux en se basant sur les idées reçus du spectateur. En clair, la mise en scène et les décors se base sur le vécu, les connaissances du spectateur en offrant tous les codes du film sur la chevalerie : le château-fort, les costumes chatoyants, les armures rutilantes, les épées et autres armes. Bref, on retrouve un décalage d’environ 1.000 ans avec les récits d’origine.

Amour courtois, sens de l’honneur, amitié virile, bataille épique et quête du Graal, voici le contenu du film qui a été tourné avec panache. Il y a tout de même quelques regrets à avoir. Il n’y a pas le côté merveilleux que tout le monde connaît. Pour donner quelques exemples, lorsque Excalibur est retirée du rocher, elle devient une simple épée comme il en existe tant d’autres. La quête du Graal est passée au second voire au troisième plan. La séquence finale nous montre un Perceval ayant une vision divine où Dieu pardonne Lancelot de ses péchés. Merlin n’est plus un enchanteur mais un conseiller du roi. En fait, le développement du film est plus « historique » que philosophique et/ou symbolique. Richard Thorpe s’applique dans son travail de réalisateur mais sans un réel coup de génie. Il faut dire que le réalisateur a tourné en 40 ans de carrière, 185 films. Un vrai réalisateur à tout faire pour la MGM.

Au final, « Les chevaliers de la Tabel ronde » reste un divertissement familial à voir lorsque tombe d’un jour férié ou à se faire en soirée pour passer un moment en toute tranquillité.

 

Publicités