Mots-clefs

, , , , , , , , ,

Quatrième de couv’ :

Dix ans après l’extraordinaire découverte de la tombe de Constantin le Grand, Ottavia Salina et Farag Boswell mènent une vie paisible à Toronto. Investis dans leurs travaux de recherche à l’université, ils sont bien décidés à oublier le Caton, qui règne toujours sur sa confrérie séculaire et son impénétrable sanctuaire. Mais lorsque les Simonson, l’un des couples les plus fortunés et les plus puissants du monde, viennent leur demander de partir à la recherche des neuf plus mystérieux ossuaires de la chrétienté, ils ne peuvent pas refuser. Commence alors une enquête haletante qui va les mener de la Mongolie à Istanbul et jusqu’au coeur de la Terre sainte. Avec l’aide de leur jeune nièce Isabella, du Caton et de trois brillants chercheurs, tous de confessions différentes, ils vont découvrir la redoutable spirale des Béatitudes et se confronter à des épreuves dont ils ne sortiront pas indemnes.

En quelques mots :

J’ai été gâté par l’agence Comideo et les éditions HC. J’ai reçu le dernier Mathilde Asensi, Le retour du Caton. Lecture pas prévue dans mon planning, j’ai laissé ce roman au bon soin de ma compagne qui se lance dans l’exercice délicat de la chronique. Promis, je donnerai un avis prochainement et on pourra faire le parallèle entre les deux chroniques.

***

Il y a 7 – 8 ans, je lisais Le dernier Caton. Aujourd’hui, reste la sensation d’avoir lu un livre qui m’a beaucoup plus, que j’ai eu du mal à lâcher, qui m’a fait passer des très chouettes soirées. Alors lorsque la suite des aventures d’Ottavia Salina est arrivée par la poste, je n’ai pu résister à l’envie de demander si, vu qu’il était en pleine lecture d’un autre livre, je ne pourrais pas exceptionnellement avoir la primeur de ce nouveau roman, donnant ainsi à votre serviteur l’occasion de comparer son ressenti au mien, une première depuis que nous nous connaissons.

C’est donc avec impatience et curiosité que j’ai abordé Le retour du Caton.
Et il faut avouer que la recette a encore pris. Dès le départ, le ton est donné : mystères et énigmes sont de la partie. Alors au début, c’est dense, beaucoup d’éléments à assimiler. Mais les personnages, attachants pour certains, délicieusement énervant pour d’autres, ajoutent le ton qui donne un mélange agréable et fluide.

Ottavia et Farag, inséparables et complices, sont à nouveau sollicités pour résoudre une énigme, et retrouver ce que je nommerais un trésor spirituel. Ils pourront pour ce faire compter sur le retour dans leurs vies d’un compagnon de route, perdu de vue depuis des années. Et ils ne vont pas avoir le temps de s’ennuyer (nous non plus d’ailleurs).

Malgré les différents rebondissements, les épisodes où l’on croit que l’histoire va prendre tel virage et mener à une fin inéluctable, malgré les réticences de certains, ou l’acharnement au finish d’autres, l’aventure se développe et devient de plus en plus intrigante. Au fil des pages, une seule envie, aller plus loin et savoir. Parce que même si mes connaissances ne me permettent pas de distinguer la part historiquement prouvée de la part romancée, j’ai eu envie de savoir si c’était vrai, si toutes ces théories et développements au sujet d’évènements sur lesquels se basent la chrétienté allaient être prouvés et aussi pourquoi un couple richissime voulait coûte que coûte retrouver ses mystérieux ossuaires. Après tout, il est des hobbies moins compliqués ou moins dangereux. Pourquoi donc rechercher quelque chose dont on a perdu la trace plus de 800 ans auparavant ?

Puis il y a le caractère singulier d’Ottvia. Merveilleusement terre à terre quand ses comparses se lancent tête la première dans l’aventure. Merveilleusement sanguine quand les choses ne vont pas dans son sens. Merveilleusement intelligente et obstinée. Merveilleusement humaine, tout simplement. A vrai dire, un personnage dans lequel j’aimerais me retrouver.

Pour être brève, j’ai adoré ce roman historique riche en détails, mais fluide à la lecture. Un régal !

Biblio :

ASENSI, Mathilde. Le retour du Caton. Paris : HC éditions, 2017. 629 p. ISBN 978-2-3572-0332-7

Publicités