La onzième porte

Quatrième de couv’:

Après Ordo ab chao, Orson Sinedy nous livre un second thriller tout aussi palpitant que le précédent. Il soulève le voile sur le côté obscur de la force des multinationales pharmaceutiques, des entreprises aux moyens d’actions dignes des plus grands services secrets d’état.

Les morts s’accumulent autour de Pierre Leroy, après la disparition de son fils Thomas dans le crash du Paris-Le Caire, c’est au tour de sa femme. Réfugié au cœur d’un petit village du sud-est de la France, il sombre alors au fond d’un verre de rosé espérant s’y noyer, mais une série de cambriolages et les investigations d’un détective vont le sevrer sans ménagement.

Ce père en quête du fils qu’il croyait connaître s’interroge : Pourquoi Thomas était-il devenu Franc-maçon? D’où venait cette passion pour l’Égypte ? Avait-il découvert l’incroyable secret des alchimistes de l’Égypte Antique? Les morts continuent de pleuvoir et le nom de Bartanucci, cet ancien des RG, commence à résonner en haut lieu.

Arrivera-t-il à découvrir ce qui se cache derrière la onzième porte? Une porte qui pour les initiés, ne peut être franchie sans risquer sa vie.

En quelques mots :

Il y a six ans, Orson Sinedy nous offrait un pavé de presque 900 pages. En 2018, il est revenu avec un nouveau thriller qui se place dans la lignée des road-movie à la française avec des personnages en décalage, qui traversent la France du nord au sud et cherchent à dévoiler un obscur secret.

J’ai rencontré Orson Sinedy lors du dernier salon de Lille-Ronchin en mai 2018. J’étais très impatient de découvrir son nouveau roman, car je dois l’avouer, j’espérais que Ordo ab chao ne soit pas un simple one-shot. L’auteur nous propose un roman qui va aborder la question des sociétés pharmaceutiques, de leur rôle mais aussi la question de l’Egypte ancienne et d’un personnage dont je suis absolument fan, Giovanni Battista Belzoni.

Egypte ancienne et Belzoni dans un même roman, je suis totalement conquis. Conquis, certes … Mais je serai intransigeant vis-à-vis de cette thématique. Peut-être un peu trop … J’ai été obsédé par le fait de croiser le merveilleux géant de Padoue (surnom donné à Belzoni) que j’ai failli éclipser les mésaventures de Pierre Leroy et de sa famille.

J’avais tellement envie de rencontrer le père de l’égyptologie moderne, de le voir en découdre avec Bernardino Drovetti ou de tenir tête à Henry Salt et de me plonger dans les aquarelles de David Roberts. Et puis, quand je l’ai ouvert, c’est tout autre chose … Si je voulais lire un ouvrage sur Belzoni, j’aurais pris « Voyages en Egypte et en Nubie » ou j’aurais pris le roman de Christian Jacq, « Le procès de la momie ».

Peut-on qualifier cet ouvrage de roman ? Le découpage de l’intrigue est proche du scénario d’un film ce qui le rend à la fois très agréable à lire et quelques fois poussif. Pour le côté agréable, si ce roman devait être adapté au cinéma, il suffirait de reprendre l’histoire telle qu’elle est écrite et laissez le choix au réalisateur de trouver des acteurs et les décors. Chaque chapitre est correspond à un découpage plan par plan. Pour le côté poussif, j’ai été tellement impatient d’avoir cette partie sur l’Egypte antique, que parfois je déposais ce roman et  je l’ai presque boudé alors que je n’aurais pas dû.

Dans ce roman, nous sommes à la fois dans une quête ésotérique, dans une chasse à l’homme et au secret (industriel). Le tout bien évidemment intimement lié. La quête ésotérique mènera les héros à mettre la main sur les mystères des alchimistes de l’Egypte ancienne. Les pharmaciens et les médecins de l’époque des pharaons ont une maîtrise des plantes médicinales tellement avancé qu’on se demande comment a-t-on bien pu faire pour perdre ses secrets millénaires ? Bien entendu, à tout ça, il faut ajouter une part de mystère en ajoutant une touche de franc-maçonnerie avec le mystère de la onzième porte.

Je ne vais pas vous expliquer ce qu’est la onzième porte car c’est au risque de vous dévoiler la clef du récit. Mais je vais tout de même être sympa … La franc-maçonnerie comme toute société humaine, on se doit d’évoluer pour comprendre le monde et les humains. Il ne faut pas rester sur ses bases et il est parfois bon de transgresser pour continuer à avancer.

Dans le camp adverse, nous avons le groupe pharmaceutique Malix. Multinationale parmi les multinationales, elle tentera de mettre la main sur les secrets de l’Egypte ancienne et de Belzoni. Que ne ferait-on pas pour gagner encore plus d’argent ? Pour dominer le monde ? On a une vision réaliste et effrayante du monde pharmaceutique.

Avant de terminer cette chronique, je vais aborder un dernier point, les coquilles. On n’est jamais à l’abri d’une faute de frappe ou d’orthographe, moi le premier. On peut facilement passer dessus sans les voir et dans « La onzième porte », il y en a quelques unes.

En conclusion, nous avons un thriller maçonnique qui ferait un excellent film du dimanche. Il explore les travers d’une grande société. On a une dose de voyage, d’aventure et de mystères millénaires. Ne faîtes pas comme moi qui l’ai parfois boudé. La lecture est agréable et s’il est à mettre entre toutes les mains, je pense qu’il parlera plus facilement aux maçons.

Biblio :

SINEDY, Orson. La onzième porte. Paris : Detrad aVs, 2018. 422p. ISBN 978-2-916094-75-5

2 réflexions sur “La onzième porte

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