Les Maîtres-Saintiers, tome 4 : Une vie pour une vie, 1917

Maîtres-Saintiers, Les. t4. Une vie pour une vie 1917Description de l’ouvrage :

Une famille. Un savoir. Un secret.

Poitiers, octobre 1916. La Première Guerre mondiale fait rage en Europe. Vincent, le neveu et fils caché de David Rochebrune, est mobilisé au combat… De son côté, ce dernier reçoit la visite d’un émissaire du Tsar Nicolas II, qui le pousse à se rendre en Russie pour revoir la cloche Bizot, la plus grande du monde, mais surtout reprendre sa quête là où il l’avait arrêtée. En ces temps troublés où l’Europe se déchire, David est prêt à abandonner la fonderie familiale. Mais c’est le prix à payer pour déceler le secret du carnet de son aïeul Étienne : l’un des plus incroyables de l’histoire de la chrétienté…

En quelques mots :

Le quatrième et dernier tome des Maîtres-Saintiers, la saga familiale et ésotérique de la maison Glénat est sorti au début du mois de juillet. Le temps est venu de chroniquer ce dernier tome et de revenir sur cette saga.

Nous sommes en 1916 et la Guerre gronde dans toute l’Europe. Vincent Rochebrune, jeune homme de 20 ans, neveu et fils caché de David Rochebrunne, est envoyé sur le front. Au même moment, son père reçoit la visite d’un étrange émissaire russe qui lui demande de l’accompagner en Russie pour réparer la plus grande cloche du monde.

Évidemment, une quête mystico-religieuse ne serait pas une quête ordinaire si certains éléments ne remontaient pas à la surface. Pour réaliser ce prodige, les auteurs nous sortent un flashback permettant de nous remémorer les faits du tome précédent. On a droit à une séquence qui nous explique brièvement ce qui s’est passé entre 1884 et 1916.

Depuis les évènements de l’île de Man, on pouvait penser que Lucien, l’ami de David Rochebrune n’aurait pas survécu mais ce dernier a continué la quête de la famille des saintiers.  Il donnera même les clefs pour retrouver la dépouille d’Elisabeth, la mère biologique de Jésus.

Revenons à nos moutons … Le voyage au pays du Tsar Nicolas II n’est pas de tout repos. La révolution russe menace. La cloche de Bizot, la plus grande du monde est irréparable et le Tsar confie à David une nouvelle mission. Fondre de nouvelles cloches pour participer à un concert. Le dernier défi pour le maître-saintier. Lors du concert, lorsque les cloches résonnent, David a un flash pouvant résoudre l’énigme de sa famille.

Une bonne nouvelle s’accompagne souvent d’une mauvaise et comme par le plus grand des hasards, les fantômes du passé ressurgissent pour David. Alors qu’on le croyait condamné, la Révolution russe éclate et celui-ci est sauvé in-extremis. Après un long périple pour revenir en France, David découvre la fonderie familiale abandonnée.

Vincent, son fils caché est revenu de la guerre mais sa femme et sa fille sont parties. La fonderie est désertée. La vie n’est plus vraiment la même et que reste-t-il à David ? La réponse est simple : découvrir la véritable tombe d’Elisabeth. Il lui faudra retourner sur la piste de ses aïeux. À son retour à la fonderie, un ultime affrontement en provenance de Moscou l’attend.

À partir d’ici, nous attaquons les 5 dernières pages du tome. Le dénouement final se jouera à Rome. David rejoint le Vatican et rencontre le pape Benoît XV. Ce dernier lui explique les éléments manquants et lorsque David trouve la tombe d’Elisabeth, on pourrait se dire : « Tout ça pour ça !? » L’effet escompté n’est pas celui souhaitait. La révélation que l’on espérait, retombe comme un soufflé.

Qu’est-ce que j’ai pensé de ce dernier tome ? Il continue sur la lancée du tome 3 avec ton nerveux. Les évènements s’enchaînent et il n’y a pas vraiment de temps morts entre les scènes. Les couleurs froides sont délicieuses et se marient parfaitement avec l’état d’esprit de l’époque.

Ce que j’aurais aimé ! J’aurais aimé qu’on explore un peu plus la vie de Vincent dans les tranchées. On a une et une seule planche sur l’ensemble de la BD. C’est très peu … Au lieu de revenir sur l’histoire de l’espionne russe, j’aurais préféré qu’on s’attarde sur la Révolution russe et sur le dénouement final. Si David Rochebrune avait sauvé par les hommes du Vatican pour sortir de Russie, cela aurait eu de la gueule.

Dernier détail, j’aurais aimé que la couverture soit raccord avec les autres. Les tomes précédents jouaient avec un effet de contre-plongée. On pouvait très bien voir la cloche de Bizot avec vue du haut ou suivre le regard de David Rochebrune vers le sommet de la cloche. Bref, il y avait moyen de faire quelque chose.

Ce que j’ai aimé ! J’ai tout de même bien aimé la saga même si à un moment donné mon avis était mi-figue, mi-raisin. L’histoire de la famille de Laurent-Frédéric Bollée est surprenante. Avec Serge Fino, ils m’ont fait découvrir un corps de métier inattendu … Peut-être trop inattendu et c’est peut-être pour ça que le public n’a pas répondu présent. Je comprends que pour rattraper le coup, il y a eu de nombreuses découpes dans le scénario et malheureusement, raboter une saga de 7 tomes prévus à 4, ça paie cash !

L’idée qu’une cousine de la Vierge Marie soit la véritable mère du Christ est géniale. La lutte des fraternelle des frères Rochebrune l’est tout autant. Peut-être que le tout aurait mérité un autre traitement. Il n’est pas facile d’innover en matière de bande dessinée ésotérique et cette saga aurait mérité un autre succès.

Je vais terminer par le dessin et la mise en couleurs. Le tout est fort joli. Un dessin très bien amené voire un peu classique mais je ne vais pas chicaner là-dessus. Les parts sombres ne sont pas sans rappeler celles des protagonistes. Les Maîtres-Saintiers n’est pas sans rappeler Fraternités par certains aspects historiques mais le comparatif s’arrête-là.

Biblio :

BOLLÉE, Laurent-Frédéric. FINO, Serge. Une vie pour une vie, 1917. 48 p. (Grafica, Les Maîtres-Saintiers ; 4). ISBN 978-2-344-01733-3

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