Fraternités, tome 3 : 1871, l’Ordre ensanglanté

Description de l’ouvrage

« Je préfère avoir la gorge tranchée plutôt que de révéler nos secrets. »

Mai 1871. Fraternités est devenu l’un des principaux organes de presse sous Napoléon III. Ses propriétaires, les membres de la famille Baudecourt, sont aujourd’hui des bourgeois républicains fortunés et influents. Le journal est désormais dirigé par Jean-Gaston, franc-maçon, et Joséphine. Solidaires dans le gestion du journal, ils ont des vues qui différent sur la façon de soutenir la Commune. Par vengeance, quelqu’un va profiter du climat de terreur pour les assassiner …

En quelques mots :

Après un premier tome qui nous a plongé dans la Terreur et un second qui a vu la naissance du Premier Empire, l’histoire de la famille Baudecourt nous emmène dans l’un des épisodes les plus noirs de l’histoire de France, la Semaine sanglante qui a mis fin à la Commune de Paris.

Le journal « Fraternités » est devenue une institution indéboulonnable qui soutient la Commune de Paris et en cette fin de mois d’avril 1871, les loges maçonniques se rassemblent dans les rues pour un dernier baroud d’honneur. Pendant ce temps-là, le petit-fils de Gaston Baudecourt, Jean-Gaston est assassiné par un communard  pour des raisons obscures. La charge revient donc à Emile Baudecourt, fils de Jean-Gaston.

Pour respecter le « cahier des charges », nous retrouvons les éléments clés qui ont fait le succès de cette série. Nous avons quelques belles scènes de tenues qui ont lieu au Grand Orient de France. On soulève un léger coin du voile. Un nouveau secret de famille va être le leitmotiv de cet ultime album. Malheureusement celui-ci ne sera pas le grand mystère qui bouleversera la franc-maçonnerie ou son fonctionnement voire peut-être la France. On pouvait espérer un mystère qui nous aurait amené à une réflexion et finalement qui tombe un peu à plat. Heureusement, l’histoire est servie par de très belles scènes de bataille entre les communards et les Versaillais. Bernardo Munoz a réussi à retranscrire la violence qui régnait entre les camps.

Ce genre d’album nous permet toujours de faire un voyage dans l’Histoire et à travers la petite histoire des gens, on se rend compte des différents enjeux politiques, sociaux, économiques et … On pourrait regretter de ne pas avoir rencontré Adolphe Thiers. On imagine le duel à distance entre les différents acteurs mais cela reste flou.

Que retenir de tout ça ? Nous avons un chouette album qui se lit avec beaucoup de plaisir. Le coup de crayon est assuré et classique. La mise en couleurs de Dimitri Fogolin est superbe. Les deux artistes maîtrisent leur palette et s’ils nous servent de jolies planches dynamiques, j’aurais aimé un petit coup de folie pour conclure l’histoire.

La trilogie Fraternités de la maison Delcourt a été l’une des meilleures séries de ces dernières années et comme beaucoup, j’aurais aimé un quatrième et dernier tome. La série n’a jamais joué avec les clichés du complot et nous a toujours livré une vision réaliste de la franc-maçonnerie du 18ème et 19ème siècle.

Biblio :

CAMUS, Jean-Christophe. MUÑOZ, Bernardo, FOGOLIN, Dimitri. 1871, l’ordre ensanglanté. 58 p. (Fraternités ; 3) ISBN 978-2-7560-7942-4

3 réflexions sur “Fraternités, tome 3 : 1871, l’Ordre ensanglanté

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