Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , ,

Description de l’ouvrage :

Julien de Saint-Volery est un jeune et célèbre archéologue totalement incroyant, qui reçoit un jour comme legs de son arrière-grand-père, décédé depuis plusieurs années, un antique parchemin contenant la clef pour retrouver le saint calice qui recueillit autrefois le sang du Christ…

Il entreprend alors une longue quête initiatique pour décrypter le texte et remettre la main sur la fameuse coupe. Mais il doit aussi affronter un ordre mystérieux qui veut détruire la preuve de la divinité de Jésus depuis 2 000 ans…

D’Israël à Rennes-le-Château, en passant par Zurich et l’Écosse, Julien se lance dans une course contre la montre pleine de dangers.

En quelques mots :

Un tout grand merci aux éditions du Rocher pour m’avoir permis de découvrir cette BD qui est passé sous mon radar. Avant d’avoir la version papier, j’ai pu feuilleter les premières pages sur Calaméo.

Si au cours des 15 dernières années vous avez vécu dans une grotte ou dans un pays culturellement inintéressant, vous n’avez pas pu échapper à la vague déferlante des ouvrages ésotériques. Les Da Vinci Code, Les Marcas et autres ouvrages mettant en scènes des mystères liés à la descendance du Christ ou à d’autres bondieuseries du même genre pullulent sur les étagères des librairies.

Encore une fois, il s’agit d’une énième intrigue autour du Christ, du Graal, de sa descendance et des Templiers. Dès le début, j’ai été saisi par la similitude entre le Da Vinci Code et Indiana Jones et la dernière croisade. D’ailleurs, c’est à cette dernière œuvre que j’ai pensé lorsque Indy rencontre pour la première fois Walter Donovan et où on fait mention de la quête du Graal. Puis, à la fin du film, la rencontre avec le chevalier templier avant de mettre la main sur la coupe du Christ. D’ailleurs, la représentation du Graal dans cette BD est un gros clin d’œil au film.

Avec cette BD, on tire sur toutes les grosses ficelles de l’ouvrage plaisir ésotérique : Templiers, Jésus-Christ, Graal, Rennes-le-Château et l’abbé Saunière, Israël, Écosse, Seconde guerre mondiale, sociétés secrètes, Vatican, franc-maçonnerie et … Le scénariste Erick George-Egret nous sert une histoire bien rythmée mais tombe dans certains clichés mais après tout, c’est un one-shot. L’ambition de cet album, c’est de nous servir un tour d’horizon des mystères ésotériques sans être obligé de décliner l’histoire en plusieurs volumes. Notons tout de même que si Codex Sanguinis avait eu 10 à 15 pages supplémentaires pour combler des absences et apporter quelques précisions, cela aurait été un petit plus.

En me renseignant sur les auteurs, quelle surprise de découvrir qui se se cachait sous le sobriquet d’Erick George-Egret. Le scénariste est mieux connu sous le nom de Gordon Zola, auteur de polar humoristique. L’auteur s’est déjà frotté auxx mystères avec Mozart est là ! : Le secret des francs-maçons et The Dada de Vinci code. Notez également qu’il y a plusieurs références amusantes. Primo, la Librairie du Léopard, l’éditeur et point de vente des romans de l’auteur. Secundo, la référence faite au roman « Les voyageurs noirs ». Roman écrit par Erick George-Egret et publié aux éditions du Rocher. Tertio et peut-être la plus suggestive, la ressemblance physique entre le scénariste et le personnage principal. Peut-on parler d’auto-congratulation ? J’en parlerai avec Gordon Zola lors de la Foire du livre de Bruxelles.

Question coup de crayon et mise en couleurs, nous avons droit à quelque chose de réaliste et d’expressif. de la part de François Mougne. Le cadrage est osé pour certaines planches, les découpes en coin renforcent le dynamisme du récit et évitent les temps morts. Le coup de pinceau de de Yoann Guillé s’accorde à merveille avec le récit et le dessin. Il aime jouer avec de nombreuses couleurs et avec la lumière, ce qui rend l’ambiance très agréable.

En conclusion, hormis la question de l’auto-congratulation du scénariste, on a un album d’une bonne facture. L’histoire et le dessin s’accordent bien. Une mise en couleurs plaisante. Le récit aurait mérité quelques pages de plus. Le moment plus étrange, c’est à la page 52 et la façon dont on parle de la création de la franc-maçonnerie qui tient en une seule case. Là n’était pas le sujet de l’ouvrage mais j’ai tout de même eu un grincement de dents. Sinon, retenez-bien que c’est une BD à lire, sans prise de tête avec de multiples rebondissements et de flashbacks.

Biblio :

GEORGE-EGRET, Erick. MOUGNE, François. GUILLÉ, Yoann. Codex Sanguinis. Monaco : Editions du Rocher, 2018. 62 p. ISBN 978-2-268-09631-5