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Description de l’ouvrage :

Suite du plus grand siège de l’histoire ! Tannhauser, Carla, Bors et Amparo sont arrivés à Malte sur le dernier bateau à forcer le blocus. Désormais, ils ne peuvent plus quitter l’île assiégée par les troupes de Soliman alors que les chevaliers de l’Ordre sont en sous-nombre. Au cœur des combats, Mattias tente de mener à bien ses missions : infiltrer le front turc, retrouver le fils de Carla et planifier leur évasion.

En quelques mots :

Après un premier album sorti à l’automne 2016, nous retrouvons avec plaisir les héros de Tim Willocks. Si on doit résumer en quelques mots cet album, on peut parler de feu et de sang mais aussi de chair et d’acier. Ce second album est une véritable leçon de poliorcétique ou en langage profane, l’art de mener un siège.

On a du mal de s’imaginer que l’île de Malte soit le siège d’un des plus grands conflits que le monde ait connu. Chrétiens et musulmans s’affrontent au nom du dieu unique. La folie côtoie l’humanité. La haine côtoie la passion. On retrouve une large palette de sentiments et on ne sort pas totalement indemne de cet album de 80 pages.

Si les enjeux politico-religieux sont énormes, il ne faut pas oublier les enjeux humains. Mattias est chargé par Carla de retrouver son fils, Orlandu. La relation entre Amparo et le mercenaire s’intensifie et n’ayons pas peur de dire que certaines scènes sont plutôt osées. Notons qu’il faut un peu de douceur face aux scènes de bataille.

Le travail d’adaptation est remarquable. N’oublions qu’il s’agit d’un roman de 900 pages qui sera adapté en 4 fois 80 pages. Luc Jacamon s’est totalement approprié les personnages. Si auparavant, j’avais regretté la formation militaire de Mattias auprès de Solimane, on découvre un farouche guerrier. Dans ma chronique du roman, j’avais dit qu’on pouvait sentir le sang vous éclabousser le visage ou entendre les coups d’épée ou les coups de canon. Le dessinateur nous offre deux doubles-planches effrayantes et soyons honnête, on lève les mains pour voir si elles ne sont pas couvertes. Le coup de crayon et la mise en couleurs sont superbes. Les planches sont d’un réalisme saisissant.

L’album s’achève sur la blessure de Mattias en pensant s’échapper comme l’un des prisonniers turcs mais celui-ci est rattrapé par son père adoptif. Le troisième tome s’annonce déjà comme la clef de voûte de cette quadrilogie et j’avoue que je l’attends avec une certaine impatience.

Biblio :

WILLOCKS, Tim. JACAMON, Luc. LEGRAND, Benjamin. Orlandu. Bruxelles, Paris : Casterman, 2018. 80 p. (La Religion; 2) ISBN 978-2-203-09715-5