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Joseph Laflamme, Damné, Vengeance, Malefica, … Qu’est-ce qui arrête l’auteur québecois ? À vrai dire, pas grand chose ! En quelques années, Hervé Gagnon est devenu l’un des piliers de votre blog préféré. Aujourd’hui, pour la sortie de son nouveau roman, « Chemin de croix, une enquête de Patrick Kelly » et à travers cette interview, l’auteur revient sur la saga Laflamme.

Attention auteur hautement addictif ! Une interview savoureuse à lire avec l’accent québecois !

Pour se mettre à l’aise, que puis-je offrir à boire ?

Oh, je ne suis pas exigeant… Un Dalmore 18 ans fera l’affaire. Ou un Jack Daniel’s Sinatra Edition… Mais ce bon vieux Jack Daniel’s Old No. 7 demeure le compagnon de tous les jours.

Avant de présenter « Chemin de croix », revenons un peu sur la saga Laflamme. Elle compte cinq volumes. Quatre enquêtes sont menées par le journaliste et la dernière par son ami policier. Pourquoi ce choix ?

J’avais envie de changer de point de vue, d’observer d’un autre angle l’époque et l’univers que j’avais créés, un peu comme on se déplace pour admirer un tableau. J’avais aussi envie de mieux connaître Arcand, dont je soupçonnais la profondeur. Il ne m’a pas déçu. J’y voyais aussi un défi d’écriture. J’aime bien me mettre en danger de temps en temps. À force de confort, on devient complaisant et j’ai toujours peur qu’on dise un jour que je me répète. C’est sans doute la pire chose qu’un écrivain puisse entendre.

Est-ce une façon de boucler la boucle ? Peut-on espérer revoir le journaliste de La Patrie ou Marcel Arcand, futur héros de sa propre saga ?

Pas du tout. Laflamme 6 est écrit depuis un an. Il paraîtra en 2018 et s’intitulera Adolphus. Quant à Arcand, pour l’instant, il est dans les Europes et il ne m’a pas donné de nouvelles.

Pourquoi ne pas avoir fait de Jospeh Laflamme un franc-maçon ?

Parce que c’était trop facile. J’avais commencé à écrire la scène d’initiation dans Jeremiah et il s’est rebellé. Il a pris peur et ne m’a pas laissé. J’ai compris qu’il ne valait mieux pas. Sérieusement, peut-on imaginer Joseph Laflamme franc-maçon? Rebelle comme il l’est?

En lisant le speech de « Chemin de croix », on se rend compte qu’il s’agit d’un roman contemporain. Quel a été le déclic ?

Une fois encore, le goût du danger. Et l’envie de ne pas devenir un auteur « de niche », catalogué « historique ». Je souhaite être reconnu comme auteur de bons polars, qu’ils soient historiques ou non. Et, pour être tout à fait honnête, j’avais besoin de tester ma capacité de raconter sans pouvoir me cacher derrière l’histoire. À date, les critiques me laissent croire que ça a fonctionné.

Sinon à quoi tourne Hervé Gagnon ? Littérature, ciné, télé, sport, etc.

Aux thrillers, à Stephen King, aux polars, aux films d’auteurs et d’action en alternance, au hockey des Canadiens de Montréal (de moins en moins parce que je n’en peux plus de me faire ressasser la grande histoire par une ex-grande équipe qui n’a pas été foutue de gagner quoi que ce soit de puis 1993), au football de la NFL (de plus en plus) et au rugby (quand j’en trouve).

La Belgique, c’est le pays de la BD. Est-ce que tu es un amateur du neuvième art ? Aurais-tu envie de voir l’une de tes sagas prendre vie sous le coup de crayon d’un dessinateur ?

Certainement! Avis à tous les intéressés! Il me semble que Damné, en BD…

Quels sont les futurs projets d’Hervé Gagnon ?

Écrire! Concrètement:

  • La suite de Damné. Elle se déroulera en 1939 dans le Sud de la France. Un ami de la région m’aide dans mes recherches et répond à toutes mes questions. À paraître au printemps 2018.
  • Un septième (et possiblement ultime) Laflamme.
  • Un deuxième Kelly (possiblement).
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