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Quel beau cadeau d’anniversaire pour Philippe Liénard qui sort aujourd’hui son nouvel ouvrage : « Histoire de la franc-maçonnerie belge » aux éditions Jourdan. Une lecture estivale prévue avec Mais que font les francs-maçons en loge ?

Présentation en quelques mots :

À destination de tous, francs-maçons ou pas, l’auteur lève le voile sur l’Histoire assez méconnue de la Franc-Maçonnerie dite « symbolique » sur les territoires belges ; il en rappelle origines, légendes, méandres, et, en brosse le portrait au XXIe siècle. Des tableaux et listes, fruit d’une recherche précieuse du Frère Paul Vanderlinden, 33e (ayant atteint l’utlime degré du Rite qu’il pratique), reprennent des informations relatives à 600 francs-maçons ayant influencé la société belge, depuis 1789, année de la révolution française et des troubles révolutionnaires belges, pendant une centaine d’années.

La Franc-Maçonnerie belge, en expansion, et majoritairement « libérale », compte en 2017 près de 27.000 membres répartis surtout dans six Obédiences mixtes ou non (groupes de Loges) ; elle comporte autant de laboratoires fraternels de pensée libre que de Loges, soit environ 440, où l’on travaille
sur des sujets de réflexion tant spirituels que sociétaux, dans l’égalité et le respect de l’autre.

De la Gaule Belgique à l’improbable Etat belge né en 1830, la Franc-Maçonnerie belge fut et reste à la croisée des chemins des options maçonniques. La Belgique fut autrichienne (1714), française (dès après 1794) et hollandaise (1815), ce qui imprégna la spécificité de la Franc-Maçonnerie belge, d’origine
britannique.

La Franc-Maçonnerie perpétue un état d’esprit ancestral teinté notamment des corporations compagnonniques ; « art de bâtir » une société meilleure par l’amélioration de soi, elle fut aussi une ressource politique active à travers certains de ses membres, voire de loges. Des anglo-saxons d’avant ou d’après 1717, en passant par les périodes d’administration civile et militaire par les puissances d’Europe, jusqu’à la Belgique « neutre et indépendante » de 1830, et, de son roi franc-maçon Léopold Ier, une pensée maçonnique active vigilante traverse la société belge.

La Franc-Maçonnerie continentale reste discrète mais pas secrète ; elle s’avère beaucoup moins interventionniste ou sollicitée, voire affaiblie ; appréciée ou vilipendée pour les valeurs qu’elle véhicule, elle s’inscrit dans la lignée bienfaisante des écoles initiatiques de sagesse, demeure la cible de préjugés, suscite curiosité ou antimaçonnisme ; l’auteur entre dans les couloirs du temps, dans les coulisses des Loges ; il visite l’histoire maçonnique belge à travers son action, sa pensée et son « influence ».

LIÉNARD, Philippe. Histoire de la franc-maçonnerie belge. Waterloo : éditions Jourdan, 2017. ISBN 978-2-87466-462-5

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