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Description de l’ouvrage :

Une famille. Un savoir. Un secret.

Printemps 1884. David, fils cadet des Rochebrune et héritier de la fonderie familiale de Châtellerault, monte à Paris pour rencontrer M. Bizot dans le cadre d’un projet hors-norme. Pour célébrer le centenaire de leur indépendance, les États-Unis ont commandé au génie français une gigantesque cloche de 200 tonnes et de plus de 6 mètres de haut : la plus grande du monde ! Impressionné par l’ampleur de la tâche, David ignore à quelle point cette mission particulière va changer son destin à tout jamais…

En quelques mots :

Ça y est, je viens de boucler le troisième tome de la saga familiale de Laurent-Frédéric Bollée et de Serge Fino et soyons clair, en refermant cet album, je me suis senti mi-figue, mi-raisin. J’étais impatient de découvrir la suite des aventures de la famille Rochebrune et de découvrir celui qui aurait pris le relais dans la quête de la tombe de la mère de Jésus.

Un programme très alléchant après un second tome qui était orienté conflit avec les jumeaux Etienne et François. David Rochebrune, fils de Thomas Rochebrune et petit-fils d’Etienne Rochebrune qui s’est fait passer pour son frère François, est le héros de ce volet. Nous sommes en 1884, c’est la Troisième république, David est envoyé à Paris pour la coulée du siècle. En préparation au Centenaire de l’Indépendance des États-Unis, le maître saintier Bizot prévoit de fondre la plus grand cloche du monde (2 tonnes, 6,6 m de diamètre, 6,24 m de haut). En même temps que la coulée se prépare, le sculpteur Auguste Bartholdi fignole les dernières étapes de son œuvre, « La Liberté éclairant le monde ».

Dans un même temps, David hérite du carnet que le véritable Etienne avait rédigé en son temps. Des notes sur la quête du tombeau. Les vers en latin qui étaient sur les 40 cloches de Chtellerault.

Entretemps, David s’est épris d’amour d’une chanteuse russe de cabaret, Nadia Fedoriskaya. Malgré les sentiments que le jeune maître saintier peut éprouver, celui-ci sera pris dans un complot qui tente d’assassiner le futur Empereur de toutes les Russies, Alexandre III. Grâce à l’aide providentielle de David Rochebrune, l’attentat est déjoué de justesse et le futur Tsar souhaite le remercier. Dans un premier temps, il achète la cloche qui était prévue pour les Américains. Puis, dans un second temps, il permet à Rochebrune de monter l’expédition pour trouver le tombeau de la vraie mère du Christ.

Avec l’aide d’un ami, David fait route vers l’île de Man. Dans les souterrains d’un château, les deux amis découvrent un premier indice menant à la tombe. Le pitch de cette seconde partie à tout pour plaire. La quête mystique, les éléments ésotériques s’empilent mais l’enchaînement est mal conçu ou plutôt maladroit. Primo, la traduction des vers des cloches de Châtellerault est pratiquement passé au second plan. Il aurait été bien de voir quelques pages, voire des extraits dudit carnet. Secundo, la découverte du tombeau. En suivant les indications, on peut s’attendre à découvrir un lieu précis. L’entrée d’une caverne, un tumulus à ciel ouvert ou autre quelque chose de plus visible. Les héros donnent quelques coups de pelle et de pioche et tombent sur l’entrée du tombeau. Tertio, la découverte du nom de la vraie mère de Jésus. Une dénommée Elizabeth serait la mère et la Vierge Marie serait en fait, la cousine de cette dernière. Un secret suffisamment perturbant pour bouleverser les fondements catholiques.

La dernière page vous laisse sur un p… de cliffhanger avec la découverte d’un corps et pas forcément celui auquel on pensait.

En conclusion, cet album vaut quoi ? L’histoire est plus dynamique que pour le tome précédent. Nous avons avancé à grands pas dans cette quête mystico-religieuse, voire peut-être à trop grands pas et le tout donne l’impression d’avoir sauté des éléments pour arriver à tout caser dans un album de 48 pages. Pour le graphisme, il reste d’un élégance rare et la mise en couleurs est froide et sombre. Bref, tout cela colle très bien.Dernier petit mot pour la très belle première de couverture qui garde le même principe que pour les autres albums, la plongée et la contre-plongée.

Biblio :

BOLLÉE, Laurent-Frédéric. FINO, Serge. Bénie entre toutes les femmes, 1884. 48 p. (Grafica, Les Maîtres-Saintiers ; 3). ISBN 978-2-344-01703-6

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