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marcas-fds-t3Description de l’ouvrage :

Troisième et dernier volet de l’enquête la plus fantastique du commissaire Marcas, le héros franc-maçon des romans de Giacometti et Ravenne. Un finale qui exploite tous les ressorts dramaturgiques de la quête alchimique …

Vauvert, près de Paris, 1353.
Nicolas Flamel a retrouvé la trace des Porteurs de lumière, la confrérie secrète que devait retrouver Isaac Benserade afin de réaliser le Grand Œuvre. Le piège du Tourmenteur va pouvoir se refermer …

New York, de nos jours.
Antoine Marcas rencontre enfin la sœur du tueur de Paris et lui soumet l’inscription gravée sur l’épée de La Fayette. Pour elle, le message est clair …

Avis :

Le tome 3 du Frère de sang est sorti et ainsi, il clôture le second cyle de Marcas Maître franc-maçon. L’heure est venue de décortiquer l’album et de faire le bilan de la trilogie. Il nous aura fallu un an et demi pour découvrir cette adaptation du Frère de sang et nous sommes d’accord pour dire qu’une bonne adaptation, c’est d’être capable d’offrir une nouvelle lecture à une œuvre originale en laissant tomber certains passages sans que le lecteur puisse le remarquer. Les trois albums ont des forces et conservent quelques faiblesses. Analysons tout ça !

L’aventure reprend lorsque Marcas rencontre le chef de la police de New-York, John Dee. Ce dernier le met sur la piste de l’héritière du marquis de La Fayette. Le découpage scénaristique en vis-à-vis du roman est plutôt rapide et même si on connaît le roman, la nouvelle interprétation n’est en rien dérangeante et elle fait penser au film « Benjamin Gates et le trésor des Templiers« . À ce moment de lecture, vous venez de vous enfiler pas loin d’un tiers de la BD et le jeu de piste continue.

Si vous connaissez cette aventure du commissaire franc-maçon après la rencontre avec John Dee, c’est le moment où l’action prend le dessus. La rencontre avec l’homme de main du groupe Aurora, Jack Winthrop, puis la course-poursuite dans les égouts de Big Apple et l’arrivée sur Liberty Island devant la Statue de la Liberté. Avant de revenir à Paris pour le dénouement final. Nous sommes d’accord pour dire que ce sont des scènes vives et que les coups de poing et autres échanges d’armes à feu doivent prendre le dessus. Malgré une mise en scène soignée et cela reste terriblement classique.

En respectant le chassé-croisé entre les époques, on retrouve Nicolas Flamel, le Tourmenteur et les Porteurs de lumière. Là aussi, il semblerait que le dénouement final soit proche. Le piège du Tourmenteur s’apprête à se refermer sur Flamel et ce mystérieux groupe qui détient le secret de l’alchimie, le secret de l’immortalité.

De retour à Paris, après un court passage aux abords de la Tour Eiffel, Marcas rejoint le monument des Droits de l’Homme où il va rencontrer le patron du Groupe Aurora. Et là, on se demande ce qu’il se passe dans la tête des auteurs. Nous avons droit à un mix entre la fin initiale du roman et la version alternative où le commissaire rencontre un Nicolas Flamel plusieurs fois centenaires. Le bémol pour cette fin, c’est le manque d’audace car l’alchimiste veut nous montrer son Grand Œuvre avec une Tour Eiffel en or. Si la représentation du plus célèbre monument parisien est superbe, il aurait été plus judicieux d’avoir une planche complète pour montrer la grandeur du travail de Flamel. Si ce n’est qu’un détail, je trouve cela doit mettre le lecteur K.O. debout.

Ce détail pose la question du format. Est-ce que celui-ci est bien adapté ? Est-ce que des BD de 48 pages conviennent réellement ? Il n’est pas question de faire du remplissage mais si les futurs « Marcas Maître franc-maçon » étaient adaptés au format 56 pages, nous aurions plus de chance d’avoir des récits plus aboutis mais c’est aux auteurs et à la maison d’édition de s’arranger.

Que peut-on souhaiter de plus pour cette franchise ? Hormis la question du format, peut-être un coup de crayon plus poussé, … non, plus osé. Peut-être jouer avec la noirceur des protagonistes et faire le contraste avec la mise en couleurs de Catherine Moreau. Il faudrait également rempiler avec Etienne Le Roux pour son travail sur la couverture. En fait, il ne manque pas grand chose pour que cela soit parfait. À l’avenir, cela serait bien de voir les abus de pouvoir d’Antoine Marcas ou de voir son fils ou du Frère obèse.

Allez, on attend la suite avec impatience !

Biblio :

GIACOMETTI, Eric. RAVENNE, Jacques. ALBERT, Eric. Le Frère de sang 3/3. Paris : Delcourt, 2016. 48 p. (Machination ; Marcas Maître franc-maçon, 5). ISBN 978-2-7560-7230-2 

 

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