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couv ultime secret1bQuatrième de couv’ :

Un scientifique se jette par la fenêtre de son appartement parisien. Sur son torse, on découvre des lettres gravées à l’encre sanglante, un message destiné à Thomas Cazan, le journaliste spécialisé dans les affaires étranges.

Au même moment, un autre chercheur est retrouvé mort devant l’immeuble où habite sa fille Agnès. Ce vieil excentrique, mis au ban de la communauté scientifique, s’était toute sa vie passionné pour une ancienne partition de musique qui aurait le pouvoir de tuer …

C’est le début d’une étrange aventure pour Thomas et Agnès qui décident de collaborer pour lever le voile sur les circonstances de ces morts tragiques et mystérieuses. Une enquête au cours de laquelle sociétés secrètes, multinationales et scientifiques sans scrupules n’hésiteront pas à faire couler le sang pour s’approprier le secret de la « musique des ténèbres »…

Avis :

Il est de retour ou devrais-je dire, ils sont de retour ! Eric Bony et son héros de journaliste, Thomas Cazan reviennent en force chez City éditions avec une nouvelle aventure qui mêle à la perfection les aspects ésotérique, historique et psychologique. L’année dernière, je vous ai présenté le premier roman de l’auteur, Le Tombeau du Diable, où j’ai affirmé qu’Eric Bony nous avait servi un roman puissant et qu’il renouvelle le thriller ésotérique. Pari réussi haut la main !

La recette de base pour réussir un thriller de cette nature, il faut mélanger une dose d’ésotérisme, un soupçon d’histoire, quelques grammes de gens prêt à tout avec une tendance à la mégalomanie et avec tout ça, vous ajouter l’ingrédient secret, une pincée de psychologie. Car le roman est est à la fois, une torture pour les personnages mais aussi pour le lecteur.

Plus noir que son prédécesseur sans pour autant être plus sanguinolent, l’élément principal nous renvoie vers deux éléments. Primo, un document en provenance du Moyen-âge qui est connu sous le nom de Chant de la sorcière. Secundo, un certain Antoine Priore, technicien italien spécialisé dans l’électrique et l’électronique qui a créé des machines pour guérir le cancer dans les années 60. Je ne vais pas vous spoiler les éléments de l’histoire mais posez-vous la question : « Quel est le point commun entre ce document et ce personnage ? »

Dès le début, la mort d’un ami de Thomas Cazan plonge le journaliste d’Enigm dans une histoire sordide. La mort de ce personnage à de quoi vous faire penser à Jacques Saunière du Da Vinci Code. Un message, un code, un mystère, le début d’une enquête qui va mener le héros vers un jeu de piste mortel. Les pages défilent rapidement un second mort apparaît. Agnès Lecomte, également journaliste est la fille de la victime. Mais quels sont les points communs ?

Durant le premier tiers du roman, on se demande où veut en venir l’auteur. Comme pour un puzzle, il étale toutes les pièces, il les détaille et même si on a eu droit à quelques séquences un peu chaude (en particulier à Noisy-le-Grand. Référence à un passage du livre). Et si cela peut paraître lourd, vous venez de vous enfiler pas loin de 150 pages. Par la suite, tout s’emballe et si j’ai levé le lièvre assez rapidement lorsque Thomas et Agnès rencontre un certain architecte, mon idée était la bonne. Chut ! Je ne vais pas aller plus loin dans ma réflexion.

Histoire, ésotérisme, vengeance personnelle, guerre contre le monde pharmaceutique et scandale sanitaire, voici les éléments qui composent les 350 pages du roman. Si cela vous semble confus, l’auteur s’est extrêmement bien documenté et rend son roman addictif. En résumé, un affrontement dense et une course contre la montre pour éviter un attentat, les amateurs du genre y trouveront leur compte.

Venons-en aux personnages. Primo, Thomas Cazan reste fidèle à lui-même. Jeune, fonceur, têtu, un peu jaloux et courageux. Le personnage s’est affiné et du point de vue psychologique, on nous montre un héros très humain. Secundo, Agnès Lecomte, journaliste comme Thomas, elle est son opposée, car elle est terre-à-terre, cartésienne. Il faut prouver par A+B et si son personnage est très intéressant, ses convictions scientifiques ont été mises à rudes épreuves. Les deux héros se lancent quelques piques mais cette joute est un jeu de séduction. Tertio, les « vilains ». Igor et Irène sont les hommes de main du Maître. L’un est l’homme à tout faire et l’autre est la sadique. Le Maître mène s’il veut obtenir sa vengeance, il reste un véritable salopard.

Petit détail, les fans du thriller ésotérique auront également remarqué le clin d’œil fait à Eric Giacometti lorsque Eric Bony fait référence à un certain journaliste nommé Eric Marcas.

Vivement l’année prochaine pour redécouvrir Thomas Cazan aux frontières de la mort !

Biblio :

BONY, Eric. La Musique des Ténèbres. Paris : City éditions, 2016. 352 p. ISBN 978-2-8246-0802-0

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