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JackQuatrième de couv’ :

Montréal, août 1891. Par un matin de canicule, on découvre le corps horriblement mutilé d’une prostituée dans une rue du Red Light. Ce meurtre est le premier d’une série comme jamais Montréal n’en a connu et qui ressemble à s’y méprendre aux assassinats commis par Jack l’Éventreur à Londres en 1888. Pourtant, étrangement, ni la police ni la presse ne s’y intéressent. Seul Joseph Laflamme, journaliste du quotidien Le Canadien en mal de travail, fouille l’affaire malgré l’opposition des autorités et des mystérieux francs-maçons.

Un fou imite-t-il le célèbre tueur ou Jack l’Éventreur lui-même a-t-il traversé l’Atlantique pour mieux sévir à Montréal ?

Avis :

En 2014, l’auteur québecois Hervé Gagnon signait son retour avec un thriller, que j’ai nommé « Jack » ! Après avoir exploré l’hérésie cathare dans la série Damné (L’Héritage des Cathares, Le Fardeau de Lucifer, L’étoffe du Juste et Le baptême de Judas) mais aussi nous avoir envoûté dans la France de Louis XIII dans la trilogie Malefica (La voie du Livre, La voie royale, et La voie du sang) ou encore nous avoir révélé le terrible secret des templiers et des francs-maçons dans Vengeance (Le glaive de Dieu et Le Grand Œuvre). L’auteur qui est loin d’être en manque d’idée, il décide de nous glacer le sang à travers ce périple dans les rues de Montréal. Avec ce roman, l’auteur est le lauréat du prix Saint-Pacôme. Un prix littéraire récompensant le meilleur roman policier qui s’est signalé par ses qualités selon des critères établis.

Mettre en scène les frères trois points et le tristement célèbre Jack l’Éventreur n’est pas sans rappeler le film signé par Albert et Allen Hughes, « From Hell », dirigeant Johnny Depp et Heather Graham. L’histoire tournant également autour des meurtres de Whitechapel mais quitte à analyser ce roman, essayons de faire abstraction de ce film.

Si vous connaissez Hervé Gagnon, vous avez déjà remarqué sont sens du détail et de connecter les faits historiques avec son arc scénaristique. Avec Jack, il touche à l’horreur que le plus grand serial killer que le monde ait connu. L’auteur vous scotche dès les premières pages et l’odeur cuivré du sang inonde déjà les narines.

Alors qui dit nouvelle histoire, dit un nouvel héros. On rencontre un journaliste ou du moins quelqu’un qui tente de vivre de sa plume, un certain Joseph Laflamme. La rencontre se fait au lendemain d’une cuite. Joseph est un alcoolique notoire et consommateur de petite femme légère, bien qu’il soit amoureux de l’une de ces filles qui arpentent les rus montréalaises. Vivant avec Emma, sa soeur, Joseph a l’opportunité de se faire remarquer par le rédacteur en chef du journal « Le Canadien » suite au meurtre d’une prostituée.

La police ne se préoccupe pas de cette histoire et sentant le bon filon, Joseph Laflamme produit un entrefilet pour son journal mais il découvrira le premier indice d’une enquête qui le confrontera au plus grand meurtrier du 19ème siècle. Un bouton de manchette avec un delta lumineux et les colonnes du temple. Une signature unique … Au fur et à mesure d’une enquête haletante, Joseph devient l’appât de Jack l’Éventreur où le sang ruisselle sur le pavé mosaïque. Un jeu du chat et de la souris extrêmement dangereux.

Bref, Hervé Gagnon nous promène dans un délire sanglant et purement jouissif. Après « Jack », j’ai dans ma PAL un certain « Jeremiah » qui me tarde à découvrir et puis, il restera à accueillir « Maria » et son petit dernier « Benjamin ».

Biblio :

GAGNON, Hervé. Jack. Montréal : Libre Expression, 2014. 400 p. (Expression noire ; Une enquête de Joseph Laflamme, 1). ISBN 978-2-76480-977-8

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