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Quatrième de couv’ Mozart est là:

Le premier grand thriller musical à la portée de tous.

La partition autographe de « La Flûte enchantée » disparaît mystérieusement l’éminent chef d’orchestre Rupert Von Rupett est assassiné a l’opéra Bastille devant trois mille personnes et la Reine de la nuit, elle-même, est enlevée ! Ces tragiques évènements cachent un complot machiavélique qui se trame dans l’ombre de la capitale où des forces obscures et intouchables évoluent … Mais Mozart est là ! Détenteur d’un formidable secret enfoui depuis deux siècles au cœur de sa partition la plus initiatique !

Avis :

Voici l’un des découvertes de la dernière édition de la Foire du livre de Bruxelles. Le romancier Gordon Zola et ses poilars. De son vrai nom, Erick Mogis est un écrivain « spécialisé » dans les aventures « calembourdesques » du commissaire Guillaume Suitaume. Le poilar est un genre qu’il tient d’une main de maître. Mais vous allez me dire qu’est-ce qu’un POILAR ??? Le poilar, selon l’auteur est un polar poilant. Voilà la tendance des romans. DSC_0263

Si on connaît mieux l’auteur sous le sobriquet de Gordon Zola et ses personnages de Saint-Tin et de son ami Lou et de Guillaume Suitaume , il a publié aux éditions First, « L’humour pour les nuls ». Gordon Zola est un peu le fils spirituel de Frédéric Dard. Dans la série des enquêtes de Guillaume Suitaume, on note deux romans à caractère « ésotérique ». Son troisième roman « Le Dada de Vinci Code », que vous retrouverez prochainement dans une chronique, est un thriller autour du phénomène autour du roman de Dan Brown. Enfin son quatrième roman, « Mozart est là ! : Le secret des francs-maçons » est pour moi l’opposé d’un Marcas.

Guillaume Suitaume, le meilleur profileur de France est un croisement entre le Obélix de Depardieu pour les belles moustaches à la gauloise et l’espion français OSS117 de Dujardin. Je vous confirme, c’est le grand écart ! e personnage peut être à la fois un vrai génie, mais en quelques lignes, il peut être un vrai beauf. Dans le paragraphe précédent, je présente le roman mais surtout le personnage comme l’opposé d’Antoine Marcas. Le personnage du duo Giacometti-Ravenne est le flic franc-maçon et fier de l’être. En tant que frère, il croit aux valeurs maçonniques et aux valeurs humaines. Pour mon premier Suitaume, j’ai encore du mal à cerner le personnage mais pour ce qui est de la FM, il n’y croit pas. Pour lui, c’est un milieu fermé, réservé à un petit nombre qui souhaite jouer avec un tablier.

Alors de quoi ça parle ? À Vienne, en 1791, « La Flûte enchantée » est LE grand opéra qu’il faut entendre mais le malheureux Wolfang Amadeus Mozart est inquiet … Il veut prévenir la mort de quelqu’un …

De nos jours, le chef d’orchestre, Rupert Von Ruppet est assassiné suite à la morsure d’un serpent. Un meurtre digne d’un Agatha Christie. D’ailleurs l’une des scènes m’a fait pensé à cette scène de « Mort sur le Nil » avec Peter Ustinov où Hercule Poirot risque de se faire mordre par un Cobra. Un peu plus tard, la partition de l’œuvre de Mozart est volée. Le commissaire Guillaume Suitaume est mis sur l’affaire et celui-ci plonge avec son adjointe Purdey Prune dans le milieu de la musique classique et de la franc-maçonnerie.

Ce « petit » roman est léger, bourré d’humour, de calembours, de jeu de mots aussi géniaux que foireux mais cela fait tellement de bien de rire, de ne pas se prendre la tête et les fautes de frappe ou d’orthographe, on s’en fout totalement car le roman est jouissif ! Purement et simplement jouissif !

Mais la franc-maçonnerie, elle est où ? Dès le début du roman, elle en prend pour son grade. L’auteur nous dit que celle-ci n’est pas d’origine portugaise et là, c’est le premier éclat de rire après la première page. Le ton est déjà donné. Au fil des pages, on découvre le Grand Désorienté, un pastiche de la FM qui a à sa solde un ordre d’assassins depuis plus de 200 ans. Ces assassins que l’on connaît sous le nom des Osiris et dont le dernier descendant a été trahi par son disciple Louxor. Au-delà des calembours et des jeux de mots, on tient un truc épatant qui fait que le roman prend du volume et de l’intérêt.

Bien évidemment, le dénouement est brillant et tout à fait surprenant. Combien de fois avez-vous résolu l’enquête avant la fin d’un roman ? Un certain nombre de fois me diriez-vous mais là, on en a jusqu’à la dernière page.

En conclusion, ce roman, il faut le lire pour l’humour, pour les jeux de mots, pour son histoire et surtout, il faut le lire pour se détendre. Il ne faut pas s’amuser à se faire peur comme avec les autres thrillers mais il faut se faire plaisir … tout simplement !

Biblio :

ZOLA, Gordon. Mozart est là ! : Le secret des francs-maçons. Paris : Les éditions du Léopard démasqué, 2012. 236 p. ISBN 978-2-35831-054-3

 

 

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