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Marcas - fds t2 -couv1Description de l’ouvrage :

Paris, 1353. Après avoir consigné les aveux de Flore de Cénevières, Nicolas Flamel tente de résoudre l’énigme que la jeune femme est parvenue à lui confier afin de protéger un précis d’alchimie de la convoitise du Tourmenteur. Paris, de nos jours. L’enquête sur le Frère de sang amène le commissaire Marcas à s’intéresser au marquis de La Fayette ainsi qu’à son soutien à l’indépendance américaine.

Avis :

Il est tout nouveau, il est tout chaud et non, il ne sent pas le sable chaud. Le quatrième tome des aventures du Frère Marcas vient de sortir dans toutes les bonnes librairies. Et d’un avis simple, c’est le meilleur album de la série ! Ce nouveau tome est riche, très riche et comme souvent dans les trilogies, c’est le deuxième volet qui fait la transition mais c’est sans compter que celui-ci fait place à l’action. Enfin !

Tout d’abord, un petit mot sur la couverture d’Etienne Le Roux. Il y a un mois, je pensais que le personnage essuyant l’épée de La Fayette avec un tablier était le frère de sang. En fait, c’est ce cher Marcas. Honte à moi, je ne l’ai pas reconnu. Les colonnes du temple Jakin et Boaz sont gravées d’un ouroboros et d’un athanor. En arrière fond, les  étranges Porteurs de lumière.

Si au cours du premier tome, j’estimais que le récit faisait la part belle à Nicolas Flamel et au Tourmenteur, cet opus met en avant le commissaire franc-maçon et c’est un véritable plaisir de le voir en action. L’enquête prend forme, Marcas aidé de Guy Andrivaux et de Béatrice Launay, arrive à assembler les premiers éléments nécessaires pour résoudre son enquête. Celle-ci démarre après l’incident du collecteur d’eau. Marcas est de retour dans sa loge et récapitule les faits majeurs du premier tome. L’album se poursuit jusqu’à l’arrivée de notre héros à New-York.

Pour ce qui est l’histoire parallèle. Nicolas Flamel découvre une Flore de Cénevières moribonde. Elle confie à l’alchimiste où il pourra découvrir la seconde moitié du livre qui lui permettra de pratiquer l’art royal. Flamel sera arrêté, puis libéré et enfin conduit dans les anciennes carrières pour rencontrer les Porteurs de lumière.

Si dans les grandes lignes, on suit bien l’histoire originelle, j’ai tout de même noté un changement notable, au niveau du personnage de Joan Archambeau. L’avocate new-yorkaise est devenue Johanna D’Arcambal. Pourquoi ce changement ? La question est posée !

Alors que peut-on espérer pour le troisième et dernier volet du Frère de sang ? Evidemment, la résolution de l’énigme, mais en matière d’action, j’espère voir cette fameuse course-poursuite dans les égouts de New-York et jusqu’aux pieds de Dame Liberté. Il faudrait également voir cette scène finale au sommet de la Tour Eiffel entre Marcas, le Frère de sang et Jack Winthrop. Et si la fin faisait référence à la fin alternative du roman ? Ça ne serait pas incompatible !

Et la question du dessin et de la couleur ? Eric Albert a mis les petits plats dans les grands. Marcas et les autres personnages prennent du volume. Les protagonistes et l’histoire nous donnent un réel plaisir de lecture. Les couleurs de Catherine Moreau sont chaudes et renforcent le plaisir.

En fait, tous les éléments qui font la magie et le succès des romans sont là … Enfin ! Reste à découvrir le tome 3 et surtout reste à savoir si la franchise BD a été sauvée.

Biblio :

GIACOMETTI, Eric. RAVENNE, Jacques. ALBERT, Eric. Le Frère de sang 2/3. Paris : Delcourt, 2015. 48 p. (Machination ; Marcas Maître franc-maçon, 4). ISBN 978-2-7560-2144-7

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