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Héritier du TempleQuatrième de couv’ :

Jacques de Castelnou naît le premier jour de l’an 1270, orphelin. De haut lignage, les origines de son nom se sont perdues avec son père qui, parti pour Jérusalem, sombre en Méditerranée. Sa mère, morte en couches, le laisse sous la protection du comte d’Empuries qui fait de lui un chevalier habile et vertueux. Alors que les royaumes d’Europe se détournent des croisades, Jacques s’engage dans l’Ordre des Templiers et se lance dans les dernières batailles en Terre sainte. Bientôt, les Templiers chuteront et il deviendra le dépositaire de leur plus précieuse relique : le Saint-Graal.

Avis :

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’immense plaisir de vous faire découvrir le nouveau roman de José Luis Corral, « Le nombre de Dieu« . Aujourd’hui, je me suis attaqué à son premier ouvrage publié chez HC éditions (2012), « L’héritier du Temple ». Un premier roman vif, audacieux, réaliste, ne tombant pas dans l’excès et n’usant d’aucune corde facile. Bref, un petit moment de plaisir.

Jacques de Castelnou est orphelin qui par chance a été élevé par un comte. Au cours des années, son père adoptif lui raconte l’histoire de sa famille. Un grand-père hérétique, un père parti sur les chemins des Croisades, afin de faire pardonner les fautes de la famille, mais celui-ci ne reviendra pas car son bateau a fait naufrage. Les multiples récits vont conduire le jeune Jacques à suivre une voie parallèle, celle des Templiers. Dès lors, le vent de l’aventure souffle pour Jacques. Il se rend en Terre sainte où il affrontera les infidèles.

L’histoire est tout simplement merveilleuse et se lit rapidement. Entre le roman et le documentaire, nous voyageons à l’intérieur de l’Ordre du Temple. Nous combattons avec eux, nous voyons la chute de Saint-Jean-d’Acre, nous vivons les machinations de Philippe le Bel et du pape et nous subissons les trahisons et les manipulations qui mèneront à la chute de l’Ordre. Bref, de quoi ravir le lecteur.

On sent toute la maîtrise de l’auteur et son érudition. Pour rappel, celui-ci est médiéviste, professeur d’histoire à la faculté de Saragosse. Le style de l’auteur est une merveilleuse rencontre entre Ken Follett et Idelfonso Falcones. La fluidité fait que nous tournons les pages avec délectation.

Au fil de la lecture, on apprend beaucoup sur la vie du futur Grand maître du Temple. On notera également une chose tout à fait appréciable, l’auteur ne donne pas le mauvais rôle aux Templiers et il ne les transforme pas en victimes de l’histoire. Un jeu d’équilibre tout à fait grandiose. Cette vue de l’intérieur nous offre différents points de vue sur la vie au quotidien ou de la situation politique et religieuse de l’époque.

L’intrigue est bien ficelée ! Tous les événements s’enchaînent comme une horlogerie de haute précision. Les scènes de bataille sont très bien décrites et d’une rare intensité. L’auteur a trouvé le juste milieu dans son ouvrage.

Les personnages sont passionnés et passionnants. Ils sont très bien conçus avec de vraies personnalités, de vrais caractères, fidèles à leurs convictions religieuses et politiques. De la grandeur à la chute des Templiers, on suit avec réel plaisir l’évolution de Jacques de Castelnou et des chevaliers de l’Ordre.

Bref, on ne joue pas avec les clichés habituels que la littérature nous impose. Une lecture plaisir avec un vrai goût de découverte. Un vrai vent de fraîcheur en provenance d’Espagne.

Biblio :

CORRAL, José Luis. L’héritier du Temple. Paris : Pocket, 2015. 567 p. ISBN 978-2-266-24549-4

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