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Maître du sceau, LeQuatrième de couv’ :

Des signes symboliques énigmatiques tatoués sur un cadavre conduisent les inspecteurs de la DCRI, francs-maçons eux-mêmes, dans le monde sulfureux et ésotérique des cathares, très loin de Dunkerque, leur lieu d’investigation habituel .

Cette enquête les mènera de la Catalogne espagnole et le monastère de Montserrat à la Catalogne française.

Les deux inspecteurs au x nom s prédestiné s, Mac et Benah , vont se heurter à des indices d’origine cathare sur ces terres du Languedoc où leur souvenir est encore vivace.

Mais cette piste cathare serait trop simple … Ceux qui utilisent ces signes en même temps qu’ils manipulent les enquêteurs pour les envoyer sur de fausses pistes se révèlent , finalement, être des nostalgiques de l’idéologie nazie.

Trois cadavres de femmes ponctuent leur entreprise criminelle . Ce roman policier, qui met en scène certains des protagonistes du précédent roman de Jean-Pierre Bocquet, Quai des cadavres, nous entraîne dans les secrets d’une loge maçonnique en même temps qu’il nous révèle la face obscure de l’hérésie cathare.

Avis :

Enfin … Engin, j’ai terminé le dernier roman de Jean-Pierre Bocquet et que dire si ce n’est que celui-ci est d’une excellente facture ! Il faisait déjà fort avec « Quai des cadavres » et « Un grand maître dunkerquois » mais avec « Le maître du sceau », il s’impose comme étant le nouveau maître du polar maçonnique à la française

Des méandres de la franc-maçonnerie aux mystères des cathares, du Nord de la France à la Catalogne, l’auteur surfe avec aisance et joue avec les mots. D’ailleurs, si vous avez déjà lu l’un des précédents romans de l’auteur, vous avez certainement remarqué comme il aime jouer avec les mots au même titre qu’il joue avec nos émotions. On notera par la même occasion que le style est légèrement différent de ce que nous connaissons. L’écriture est plus nerveuse.

On découvre avec un certain plaisir « l’intérieur » de la franc-maçonnerie ou peut-être que l’auteur exprime son avis sur la fraternité entre humour et ironie corrosive.

Deux ans après son « Quai », on retrouve avec plaisir ses héros, Mac et Bénah. Un peu comme de vieux amis que nous n’avons pas vu depuis longtemps. Les deux frangins se retrouvent lors de l’initiation de Franck, l’un des protagonistes du tome précédent. Pour ce dernier, son initiation qui devait être un moment de joie et de partage sera le théâtre d’un événement tragique …

Les inspecteurs Manhélé et Balzer sont pris dans une étrange enquête suite à la découverte d’un cadavre et à des indices qui rappellent le hérésie cathare. Je dois vous avouer que j’ai eu peur pendant quelques instants car la piste des cathares est régulièrement mise à toutes les sauces mais au final, l’auteur s’en sort à merveille.

Nous nous retrouvons bien loin du département du Nord, lorsque nous prenons la route du Languedoc-Roussillon et de la Catalogne avec les héros. Le jeu de piste ne fait que commencer.

L’utilisation des symboles peut être fait par n’importe qui mais les comprendre cela reste une histoire « d’initiés ». Le lecteur comme les inspecteurs se retrouvent manipuler et sont envoyés vers de fausses pistes. Mais finalement, Mac et Bénah déboucheront sur la piste néo-nazi … Les néo-nazis qui se base sur la symbologie et la mythologie cathare.

Jouant entre les faits historiques, le côté palpitant de l’enquête ésotérique sans sombrer dans les quiproquos « danbrownniens », ce roman est construit avec intelligence, humour et ironie.

Biblio :

BOCQUET, Jean-Pierre. Le maître du sceau. Paris : Dervy, 2015. 395 p. ISBN 979-1-02-420079-8

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