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Bibliothèque perdue de l'Alchimiste, LaQuatrième de couv’ :

Printemps 1227. Blanche de Castille, la reine de France, disparaît sans laisser de trace, victime d’un enlèvement. Aussitôt, la rumeur d’une intervention du Diable se répand dans les royaumes de France et d’Espagne. Face aux risques de soulèvements engendrés par la vacance du pouvoir, le roi d’Espagne, cousin de Blanche, convoque Ignace de Tolède pour découvrir la vérité. Ce marchand de reliques, à la sulfureuse réputation de nécromant, s’aperçoit rapidement que la mission royale n’est pas sans desseins inavoués. En effet, le destin de la souveraine semble étroitement lié à La Tourbe des philosophes, un manuscrit maudit qui suscite bien des convoitises tant son pouvoir est infini : il livrerait le Mystère de l’alchimie …

Ignace et ses compagnons se lancent alors dans une quête palpitante qui les mènera jusqu’à un château gouverné par des forces obscures prêtes aux pires sacrifices pour préserver leur trésor.

Avis :

L’année dernière, j’avais fait une découverte en la personne de Marcello Simoni et de son premier roman « Le marchand de livres maudits« . Cet hiver, il nous revient avec le second tome de cette trilogie moyenâgeuse. Le retour d’Ignace de Tolède est vrai petit plaisir. Dans le premier roman, on sentait l’auteur un peu stressé, un peu coincé, voire même trop intellectuelle dans son raisonnement et le manque de surprise rendait la chose prévisible. Dans ce second tome, on sent que l’auteur s’est éclaté. Il semble plus décontracté et si certains peuvent dire que ce tome semble moins mûr que le précédent, je pense que c’est l’auteur qui a gagné en maturité.

Plus de vingt ans se sont écoulés entre les événements du premier livre et celui-ci. Ignace est aux ordres du roi d’Espagne, Ferdinand III de Castille et cette fois, il prend la direction du sud de la France pour enquêter sur la mystérieuse disparition de Blanche de Castille. Ignace va découvrir que cette disparition est en fait un kidnapping du comte Nigredo, alchimiste de son état.

Aidé par son fidèle ami Lusignan, les deux personnages vont partir en quête du château du comte Nigredo mais aussi de La Turba Philosophorum ou La Tourbe des Philosophes. Bref, il s’agit d’une quête spirituelle sur l’or alchimique mais aussi une enquête sur au cœur des royaumes les plus puissants d’Europe.

Se basant sur des faits réels, jouant sur les aspects sociaux, culturels et même légendaires de cette région du sud, Marcello Simoni nous livre un roman où on sent qu’il a pris du plaisir. Cette prise de plaisir se sent au fil des pages, car il nous montre un héros capable d’aller jusqu’au cœur du problème, avec un sens de l’observation et de la déduction digne d’un vrai Sherlock Holmes.

Découvrant très rapidement que l’enquête royale s’avère être plus périlleuse que prévue, car Ignace se trouve plonger dans l’hérésie cathare, entre danger et intrigue. Il sera amené à démêler le vrai du faux de ce hérésie mais aussi à découvrir les secrets de l’or alchimique et le lieu où on le fabrique. Hérésie, vous avez dit hérésie mais en fait, que ne ferait-on pas pour de l’or ???

Pour terminer la trilogie du « Marchand de reliques », il reste à lire « Le labyrinthe de la fin du monde » (Il labirinto ai confini del mondo).

Biblio :

SIMONI, Marcello. La Bibliothèque perdue de l’alchimiste. Paris : Michel Lafon, 2014. 416 p. ISBN 978-2-7499-2351-2

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