Mots-clefs

, , , , , ,

Palimpseste d'Archimède, LeQuatrième de couv’ :

Joachim, élève de Normale Sup, est l’étudiant préféré d’Elsa Maarek, belle et charismatique professeur de philo, passionnée par l’Antiquité. Ce qui les amène à être invités par la police à enquêter discrètement sur une série de meurtres atroces perpétrés sur le personnel enseignant de la rue d’Ulm. Tous les crimes portent le signe du chiffre Pi et répondent à un rituel bien connu d’Elsa, qui a fait sa thèse sur les sacrifices antiques.

Après l’assassinat du premier professeur, sa veuve vend à un riche acquéreur resté anonyme, un ancien codex identifié comme un palimpseste. Et si, comme en court la rumeur, le manuscrit contenait le code secret de l’univers, qu’il serait dangereux de révéler ?

Un formidable thriller historique et ésotérique où se mêlent Facebook et le nombre Pi, Archimède et les Jésuites, les souterrains d un monastère de Judée et le siège de Syracuse. Un grand roman dans la lignée de Qumran ou du Da Vinci Code.

Avis :

Bon dieu ! Quelle claque ! Voici mon premier roman d’Éliette Abécassis et j’ai été vraiment conquis par une plume vive mais aussi par les nombreuses références, par son voyage à travers le temps et l’espace et par la dimension humaine des personnages. C’est d’ailleurs avec eux que je vais commencer. La relation avec Elsa Maarek et Joachim est vraiment pertinente car lorsque j’y repense, je vois celle que pouvait avoir un Socrate avec son disciple Platon et celui-ci avec Aristote. La relation entre la prof et l’étudiant ressemble à ce que pouvait être celle de la Grèce antique.

J’ai tout d’abord eu une réflexion sur la construction de l’intrigue. Il existe plusieurs histoires, plusieurs chassés-croisés entre les époques et les lieux, comme par exemple, le secret que le grand mathématicien Archimède a refusé de révéler à l’envahisseur romain. Éliette Abécassis réécrit l’histoire du génie de Syracuse. On peut noter l’histoire du génial Ératosthène, gardien de la grande bibliothèque d’Alexandrie et de ses nombreux ouvrage ou encore le sauvetage du manuscrit d’Archimède par le chevalier Cosmas au cours de la 4ème croisade. Manuscrit confié aux moines de Saint-Sabas. Sans oublier le voyage initiatique du jeune Joachim mené par son son prof de philo … Un menu très alléchant, non ?

La multiplication des histoires surtout à différentes époques peuvent rendre le roman très lourd à supporter et pour certains lecteurs, c’est le meilleur moyen pour eux de clore l’histoire avant d’avoir tourné la dernière page. Chez Éliette Abécassis, ça ne marche pas comme ça ! Certes la ligne directrice est celle d’Elsa et Joachim, menant une enquête aux limites du rationnel où s’entremêle le fameux palimpseste d’Archimède qui pourrait changer le visage du monde, des rituels inconnus, des meurtres plus affreux les uns que les autres, avec en toile de fond, des thèmes historiques, religieux et philosophiques. Le roman est d’une noirceur digne des meilleurs thrillers tout en traitant du nombre « Pi » et du sens que les gens accordent à ceux qui commettent un « meurtre ».

Si on ajoute à la noirceur des faits, une vraie personnalité aux protagonistes, on se rend compte que les réflexions sur la vie et la mort ne sont pas que de simples mots couchés sur le papier. Au final, on peut parler d’un thriller ésotérique et psychologique avec des nuances de philosophie. Un mélange audacieux avec une écriture vive et subtiles.

Biblio :

ABÉCASSIS, ÉLiette. Le palimpseste d’Archimède. Paris : Albin Michel, 2013. 392 p. ISBN 978-2-226-24829-9

Publicités