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Cinq gardiens de la parole perdue, LesQuatrième de couv’ :

Dans le cadre d’une enquête sur la franc-maçonnerie au Maroc, un journaliste d’investigation se retrouve au cœur d’une confrérie qui prétend détenir un secret séculaire et une sagesse supérieure.

La nuit de son initiation, il se retrouvera seul dépositaire de ce mystère, car tous les membres de cette confrérie seront abattus et assassinés. Seul indice en sa possession, un parchemin truffé d’inscriptions incompréhensibles.

Commence alors une chasse au secret palpitante. D’un indice à l’autre, d’un lieu insoupçonné à un autre encore plus surprenant, il sera traqué et pourchassé. Un voyage dans l’espace, mais aussi dans le temps. Un éclairage sur l’histoire du Maroc moderne, les mythes et légendes anciennes et l’origine de l’homme sur terre !

Un thriller historique pour les amateurs des conspirations et les mordus des mystères et autres symboles et énigmes.

Avis :

Premier roman d’Elhmedi Elkourti et franchement, bonjour le coup de génie, car ce roman est une invitation pour découvrir le Maroc et le point de vue de la franc-maçonnerie dans les pays du Maghreb !

Si la première de couverture présente ce roman comme « Le premier roman fantastique marocain », nous sommes clairement dans un thriller maçonnique comme on les aime. Dans ce roman, nous prenons la direction de Casablanca et rencontrons le personnage principal, Iyad Ennouri, un journaliste, fraîchement initié qui sera mêlé à une histoire étrange entre le Maroc traditionnel et le Maroc moderne. L’auteur met en scène une partie de l’histoire de son pays parfois méconnue du grand public avec Hubert Lyautey, premier résident général du Protectorat français du Maroc au début en 1912. Mais pour en savoir plus, il vous faudra lire le reste de l’histoire !

Iyad Ennouri est un personnage très intéressant, il est vif, cultivé, il a un style propre à lui, bref une vraie personnalité. J’attends avec impatience de retrouver le personnage qui va très certainement prendre en maturité au fil des tomes. D’ailleurs le développement des personnages est quelque chose d’important pour l’auteur. Personnages principaux et secondaires, chacun d’entre-eux ont une vraie personnalité et nous font découvrir un Maroc encore inconnu.

Construit comme un excellent road movie, l’auteur nous montre toute son érudition, mêlant histoire, ésotérisme, religion et …  ce roman est un jeu de piste très bien documenté qui vous demande de découvrir des indices et de résoudre des énigmes pour passer au niveau suivant, mais le problème c’est que la résolution est trop rapide et lorsqu’on lit, on dirait que ça semble couler de source. Certes, cela donne du rythme à l’histoire, mais si l’auteur avait pris plus de temps pour ses énigmes et ses personnages, il aurait pu gonfler son roman de 100 à 150 pages.

Ok, c’est un premier roman ! Il est écrit en français par un auteur dont ce n’est pas sa langue maternelle, mais on sent que l’auteur et son personnage ont un vrai potentiel qui va s’épanouir au fur et à mesure. J’ai aussi une remarque à faire par rapport aux fautes d’orthographe que la maison d’édition aurait pu corriger.

Au final, on a quoi ? On a un premier roman de bonne facture, signé par un jeune auteur dont l’érudition n’a d’égal que son style dynamique et deviendra très certainement un auteur à suivre. Elmedhi Elkourti est une vraie bouffée d’air frais en provenance du Maroc. On a également un héros qui a de la ressource, qui encaisse les coups et qui sait les donner, mais qui reste similaire par rapport à d’autres personnages à qui on a donné des rôles de flic, de professeur, de journaliste ou de scientifique, évidemment, c’est assez difficile de faire autrement mais cela reste un détail.

Biblio :

ELKOURTI, Elmehdi. Les cinq gardiens de la parole perdue. Rabat : Casa Express, 2013. 280 p. ISBN 978-9954-9122-5-6

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