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Parole perdue, LaQuatrième de couv’ :

La basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Evangiles. Dans ce haut lieu de la chrétienté, Johanna, archéologue médiéviste, tente d’établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte. Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d’un de ses collègues à Pompéi et l’étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Prête à tout pour la sauver, Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l’un des plus grands secrets de l’humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu’il ait jamais écrite.

Dans la lignée de leur précédent succès, La Promesse de l’ange, Violette Cabesos et Frédéric Lenoir nous entrainent dans un formidable thriller historique et métaphysique, éblouissant d’érudition, un jeu de piste archéologique où premiers temps de la chrétienté, Moyen-âge et temps présents se retrouvent confrontés à l’énigme de la parole divine.

Avis :

Après avoir refermé ce roman, je me suis dit que cette chère Marie-Madeleine fait couler beaucoup d’encre ou beaucoup de sang … Après « La promesse de l’ange » et un séjour à l’hôpital, Johanna, archéologue médiéviste s’installe à Vézelay avec sa fille de 5 ans, la petite Romane. Johanna avec son équipe étudie et tente de définir depuis quand le culte de Marie-Madeleine a commencé à Vézelay depuis la découverte d’une statue en bois au 19ème siècle. Cette statue est l’objet de vives discussions car elle est antérieure à l’apparition du culte magdalénien à Vézelay et ce certains historiens disent d’elle, qu’il s’agit d’un faux.

La vie se déroule paisiblement jusqu’au jour où Johanna reçoit un appel de Tom, archéologue comme elle. Ce dernier travaille sur le site de Pompéi et  est persuadé que l’un de ses collaborateurs a été l’objet d’un meurtre rituel avec une inscription biblique placée au-dessus du corps faisant référence à un passage des Évangiles. Face à l’appel aux secours de son ami, elle lui propose de passer quelques jours à Vézelay pour se détendre.

En parallèle à l’histoire contemporaine, nous plongeons dans l’antique Rome où Sextus Livius et ses proches ont été condamnés aux arènes pour leur pratique de leur nouvelle croyance : le christianisme ! Livia, 9 ans, la fille de Sextus est porteuse d’un message de Jésus via Marie-Madeleine pour l’apôtre Paul. Vendue comme esclave, sa propriétaire la cède à son neveu Javolenus qui l’autorise à pratiquer le christianisme mais avec la plus grande discrétion possible. Lors de la catastrophe du 24 août de l’an 79, Javolenus et Livia se sont cachés dans un caveau et ont tenté de sauver le papyrus de Jésus.

Johanna découvre avec stupeur que sa fille revit la catastrophe de Pompéi chaque nuit. Ses cauchemars sont dus à un denier d’époque que Tom lui a donné. Romane se prend pour la jeune Livia et tente de retrouver le papyrus de Jésus. Pendant ce temps, deux autres archéologues sont tués. Le lien est vite fait suite à la découverte du denier en argent de l’Empereur Titus, trouvé dans une cave à Pompéi.

Comprenant que sa fille est en danger et n’écoutant que son courage, Johanna se lance dans une enquête où elle risque sa vie à chaque page et part dans une quête pour retrouver le papyrus que Marie-Madeleine aurait rédigé suite à cette phrase que Jésus aurait tracée dans le sable. Johanna doit prendre la direction de la fameuse cave dont Romane parle et surtout la parole perdue de Jésus-Christ. Mais attention la mort n’est jamais loin …

Ce n’est pas le premier ouvrage de Frédéric Lenoir que je mets en évidence mais ce polar est une première pour moi. Construit comme les meilleurs polars avec 3 histoires à l’intérieur (Rome antique, Moyen-âge et époque contemporaine), c’est un beau voyage dans l’espace et dans le temps avec un scénario bien maîtrisé, bien dosé avec des rebondissements digne d’un vrai polar. On revit chaque époque et on imagine être à côté de Néron lorsqu’il joue de la lyre devant l’incendie de Rome, un peu comme Peter Ustinov dans Quo Vadis ou alors on se voit courir dans les rues de Pompéi pour échapper à la nuée ardente du Vésuve. Bref, comme tout bon polar, celui-ci est richement documenté et nous permet de remettre en place toutes les pièces de ce puzzle historique. Le page-turner à la française.

LENOIR, Frédéric. CABRESOS, Violette. La Parole perdue. Paris : Albin Michel, 2011. 537 p. ISBN 978-2-226-22144-5

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