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Chevalier CoënQuatrième de couv’ :

Au cours de son initiation à Bourges, un anesthésiste meurt empoisonné. Ébranlée, l’Institution maçonnique déclare aussitôt « L’Union Sacrée » et mandate alors Jean Gibelain pour résoudre l’affaire. Un fou de Dieu, allié objectif de néonazis assoiffés de pouvoirs, veut dominer un monde que seul Gibelain parviendra peut-être à sauver. Pour y parvenir, ce dernier doit savoir décoder les signes… et résoudre l’énigme de la parole perdue. « Le chevalier Coën… » est une épopée, un roman épique et chevaleresque qui nous fait voyager dans le temps à la recherche de la parole perdue.

Avis :

Avant de de commencer mon billet sur ce roman, il faut déjà s’arrêter sur la première de couverture et son bandeau rouge pétant qui nous vend « Le thriller des Maîtres Maçons ». Si ce bandeau n’est pas assez accrocheur pour le lecteur, on pourra lire en quatrième de couverture : « Les secrets de la Franc-maçonnerie enfin dévoilés dans un fabuleux thriller épique qui commence par la mort par empoisonnement d’un anesthésiste pendant son initiation à Bourges ». Si les arguments textuels ne sont toujours pas accrocheurs, il reste le packaging avec une couverture noire avec une équerre et compas apparaissant à peine, voilà de quoi vous lancer dans une lecture intéressante. Sauf que …

Écrire à quatre mains, pourquoi pas ! Un commissaire franc-maçon, un air de déjà vu, la société de Thulé et des néo-nazis complotistes, ça ressemble au « Rituel de l’Ombre », non ? On peut s’amuser à faire le rapport entre Antoine Marcas et Jean Gibelain, mais la comparaison s’arrête là, bien que nous faisons un tour des mystères littéraires et ésotériques de ces dernières années, Templiers, Opus Dei, Gnose et …

La construction entre les époques moyenâgeuse et contemporaine est un intéressante, mais la faiblesse réside dans le manque d’exploitation du travail documentaire des auteurs. Ce problème de gestion n’enlève en rien à l’intrigue policière, même si le héros jure et implore le Grand Architecte à tout bout de champ. Il faudra attendre la seconde partie du roman pour avoir une accélération digne de ce nom.

Finalement, ce premier roman n’est pas si mauvais que ça même s’il s’agit d’une réédition. Hé oui, la première date de 2007, il a été republié en début d’année ! Reste à voir si vous allez le mettre dans votre valise pour vos prochaines vacances.

GUIMEL, Edouard. DALET, Thomas. Le chevalier Coën et le mystère de la parole perdue. Saint-Malo : Pascal Galodé éditeurs, 2014. 572 p. ISBN 978-2-35593-003-4

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