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EsterwegenLe site du périodique « Le Vif/L’Express » a publié en ce jour un article sur l’histoire de quelques francs-maçons belges qui ont créé une loge dans le camp de concentration d’Esterwegen, en Allemagne. FranZ Bridoux, dernier survivant de la loge témoigne auprès de la journaliste Soraya Ghali.

En mai 43, trois frères bruxellois de la loge des Amis Philanthropes et un quatrième de venant de Liège se réunissent autour d’une table dans le baraquement n°6, raconte Franz Bridoux. D’autres frères viendront se rajouter à la loge Liberté Chérie ».

L’article est très émouvant et raconte la dure loi des camps. Il n’est pas sans rappeler le roman de Christian Jacq, « Le Moine et le Vénérable« . Par contre, il est dommage de lire certains commentaires qui n’ont pas le respect de ces hommes qui ont vécu sous la botte allemande. Les préjugés sont encore trop nombreux … Mais au-delà de ça, c’est un article très intéressant à lire qui pousse à la réflexion.

Extrait :

C’est un camp de la mort lente. Pas de chambres à gaz à Esterwegen, mais un camp de concentration, isolé en territoire allemand de l’Emsland, en Basse-Saxe, où s’entassent les prisonniers classés « NN », des déportés condamnés à « disparaître dans la nuit et le brouillard » (d’où l’appellation Nacht und Nebel), dans un isolement total. Tout contact avec l’extérieur leur est interdit et toute trace de leur destin doit être effacée : personne ne doit jamais savoir ce qu’ils sont devenus, et les tombes ne portent pas les noms des défunts. « Régulièrement, des camarades étaient emmenés pour être jugés. On ne les revit plus », raconte Franz Bridoux, déporté à l’âge de 18 ans à Esterwegen, et qui a choisi Le Vif/L’Express pour raconter l’histoire méconnue de la loge Liberté Chérie. Il était aux côtés des francs-maçons lors de la création, à son insu, de cette loge – à l’époque, il ne l’était pas encore. A 90 ans, il est le dernier témoin de cette extraordinaire histoire.

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