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Nom de la rose, LeQuatrième de couv’ :

En l’an de grâce et de disgrâce 1327, rien ne va plus dans la chrétienté. Des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes. Lorsque Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, arrive dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie – que tout l’Occident admire pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque –, il est aussitôt mis à contribution par l’abbé. La veille, un moine s’est jeté du haut des murailles. C’est le premier des assassinats qui seront scandés par les heures canoniales de la vie monastique. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va advenir en l’espace de sept jours.

Avis :

Cette semaine, je m’attaque à un monument de la littérature, « Le Nom de la rose » d’Umberto Eco. Qui ne connaît pas cette œuvre majeure de l’auteur italien ? Alors pour ceux qui connaissent mon avis sur Eco, ils savent qu’il y a 2 tendances. Primo, il y a les gens qui lisent du Umberto Eco pour jouer à l’intellectuel mondain et secundo, il y a les gens qui prennent vraiment leur temps pour analyser l’œuvre.

Ce n’est pas nouveau en disant que le niveau d’érudition de l’auteur transparaît dans son œuvre. Un mélange des genres, entre le polar, le roman historique, le traité philosophique du Moyen-âge et un manifeste contre l’obscurantisme religieux. Un pari audacieux que l’auteur nous a livré à travers son roman. La description d’un monde complexe, étrange avec un rythme digne d’un roman policier mêlant à la fois suspens, rebondissements et moments clés qu’il faut trouver soi-même, sans compter que le côté huis-clos renforce l’aspect dramatique du récit. Vous rajoutez à tout ça une description fine et pointue des personnages et on obtient un roman exceptionnel. Pour info, « Le Nom de la rose » a été tiré à plus de 16 millions d’exemplaires et traduit en 26 langues.

Alors comme souvent chez Eco, on dénote un certain niveau élitiste. L’introduction à la philosophie médiévale, à la géopolitque, à l’ésotérisme, au symbolisme et … À la fin, on peut passer beaucoup de temps et retirer toutes les interprétations et les enseignements que l’on veut. La seule vrai critique à cet élitisme littéraire, ce sont les nombreux passages voire même pages en latin qui ne sont pas traduits. Alors deux solutions se présentent à vous ! Primo, vous prenez votre mal en patience et vous vous aidez d’un dictionnaire français-latin. Secundo, la solution la plus évidente, vous sautez ces passages et ces pages. C’est le genre de détail qui peut être frustrant.

Le Nom de la rose est également un film de Jean-Jacques Annaud qui se concentre sur l’enquête policière menée par l’ex-agent de Sa Majesté, Sean Connery qui joue parfaitement le rôle du frère franciscain, Guillaume de Baskerville.

Au final, que retenir de ce roman ? En positif :

  • Une intrigue policière sans pareille
  • Un environnement et une description des lieux et des personnages
  • Plusieurs niveaux de lecture

En négatif :

  • La densité peut donner cette impression d’être perdu et peut vous donner envie d’abandonner
  • Les passages en latin trop nombreux, symbole d’un certain élitisme.

ECO, Umberto. Le Nom de la rose. Paris : Librairie Générale Française, 2007. 542 p. ISBN 978-2-253-03313-4

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