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Paris Maléfices, t1Quatrième de couv’ :

Paris renferme bien des mystères qui peuvent jaillir à la surface, à tous moments. Il suffit de savoir où regarder. C’est le rôle du BAP1 de surveiller ces phénomènes. Aussi, quand débute l’enquête sur un meurtre étroitement lié aux symboles de la tour Saint-Jacques, Victor, spécialiste en sciences occultes et escroc à ses heures perdues, ne se doute pas qu’il vient d’être recruté par le BAP.

Avis :

Dans la grande série des BD de la rentrée, le premier tome de Paris Maléfices est passé à la moulinette. Lorsqu’un conseiller du ministère de la culture est retrouvé mort au pied de son immeuble, cela fait tâche auprès des autorités. Le commissaire Théo est chargé de l’enquête et fera appel à un certain Victor, jeune spécialiste des sciences occultes, pour bénéficier de ses connaissances. A la morgue, un dénommé Charles, Chef de bureau des Affaires publiques attend les 2 protagonistes. Cet homme est chargé d’enquêter sur les phénomènes surnaturels … Voilà comment débute cette BD.

Cette « Malédiction » ouvre une nouvelle série dans la collection « Machination » de chez Delcourt et vise à narrer diverses légendes (urbaines) de la Ville Lumière. Jean-Pierre Pécau lance rapidement, voir trop rapidement les éléments qui initient l’intrigue, avant de présenter les protagonistes et de développer son récit autour des morts mystérieuses qui se multiplient dans le IVème arrondissement.

Bien qu’aillant une très bonne maîtrise et une très bonne documentation sur la ville de Paris, le récit a tendance à s’enfoncer dans un mystère opaque, à la frontière du réel. Cette opacité reste tout au long du récit et peut pousser à fermer cette BD avant la fin. Bien que les réponses arrivent au compte-goutte, le personnage de Charles reste le personnage central, rendant le commissaire et le spécialiste des sciences occultes comme étant des personnages secondaires. Charles distille les informations d’une façon agaçante et titille les autres personnages, ainsi que le lecteur.

Le niveau d’intrigue est assez captivant et le mystères des assassinats permet de mettre à jour des coupables insoupçonnés et des enquêteurs hors normes. Ainsi le BAP, bureau d’investigation secret n’est pas sans rappeler le bureau des phénomènes paranormaux du FBI dans X-Files.

Pour le coup de crayon, on retrouve Dim D, qui nous propose un dessin très soigné et des visages très expressifs, voir peut-être trop. Les décors montrent toute la maîtrise du dessinateur et le découpage des cadres donne une certaine dynamique de lecture.

Espérons que le tome 2 qui tournera autour des lavandières du Quai de Gesvres pallie aux défauts de ce tome.

PECAU, Jean-Pierre. DIM D. La Malédiction de la Tour Saint-Jacques. Paris : Delcourt, 2013. 56 p. (Paris Maléfices ; 1) ISBN .978-2-7560-3579-6

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