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Art royalQuatrième de couv’ :

Ce livre aurait pu être écrit hier. Dans son manuscrit terminé au Caire en 1913, l’auteur remonte par le code des hiéroglyphes aux origines égyptiennes de la franc-maçonnerie et apporte un regard surprenant sur le voyage de l’Humanité, dans l’espace et dans le temps, à travers ses mystères. Dans l’espace, d’abord : Tous les chemins mènent à Rome dit-on, mais où est Rome ? Pour l’auteur, elle est en Égypte, notre chemin y est passé un jour, et notre vie quotidienne, notre culture, sont encore imprégnées de sa splendeur ineffaçable.

Dans le temps, ensuite : depuis nos très lointains arrière-grands-parents, il y a plus de cent mille ans jusqu’à nos jours, l’auteur nous invite à nous souvenir, puis à nous projeter dans l’avenir de lointains petits-enfants, dans des années, des siècles, des millénaires. Il est certes plus facile d’étudier le passé que d’imaginer le futur, mais cette difficulté nous confère une liberté : le choix de notre avenir.

Dans « L’Art Royal », le franc-maçon trouvera une description claire des sources maçonniques offertes par l’Égypte. Et le profane pourra, dans les origines égyptiennes de la franc-maçonnerie, lever le voile de différents mystères, allant des motivations des franc-maçons, une société discrète mais pas secrète, jusqu’à des réponses, souvent inattendues, à des questions sur le sens de notre vie, telles que : d’où venons-nous ? où allons-nous ? qui sommes-nous ? Juste un accident biologique dans l’univers ?

Avis :

Observant la vie de l’humanité depuis ses débuts, l’auteur remarque que le monde évolue constamment vers plus de justice. Cette évolution est basée sur l’aspiration naturelle de l’homme à tendre vers le beau, le bien et le vrai, évolution freinée par une autre tentation humaine : produire du plaisant facile.

Cette observation suit notre évolution technique, sociale et religieuse, accordant à ce dernier point une importance particulière, en remontant à ses sources égyptiennes. Sans se faire le défenseur de la religion, et parfois fort critique quant à son exercice, il relève que de tous temps, la religion a accompagné l’être humain dans sa recherche du progrès, et qu’elle constitue aujourd’hui encore un important vecteur de l’éthique ou de la moralité, compagnons de route indissociables du progrès.

L’auteur précise les raisons d’espérer de l’humanité, et précise aussi que notre évolution est lente et demande de la patience. Rédigeant « L’Art Royal » à la veille de la première guerre mondiale (probablement sans le savoir), l’auteur fait preuve à la fois d’optimisme et de réalisme, révélant le véritable esprit de travail de la franc-maçonnerie, et son but : permettre autant que possible cette évolution dans l’harmonie.

Dans une société de consommation forcenée dont la finalité est loin d’être clairement établie, la question subsiste de savoir d’où nous venons, et surtout où nous allons. Après cent ans d’un sommeil de momie, un livre éclairant notre évolution, et nous invitant à imaginer la suite.

Franz Svoboda est né en 1864 en Moravie (aujourd’hui en République Tchèque), province à l’époque rattachée à l’Autriche-Hongrie. Ethnologue, il a été en mission au Caire de 1908 à 1914 pour le compte du gouvernement de Vienne. Sur place, il se lia d’amitié avec Idriss bey Ragheb, grand-maître de la franc-maçonnerie égyptienne, patron de presse et homme politique influent, à qui il dédie son manuscrit. Nul ne sait si son destinataire reçu ce document, ni comment il a finalement été remis à un homme d’affaires helvète, qui le ramènera en Suisse par la suite.

SVOBODA, Franz. L’Art Royal. Morges : Ed. Du Signal, 2013. 364 p. ISBN 978-2-9700849-0-7

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