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Mystère FulcanelliQuatrième de couv’ :

Un meurtre dans une vieille église de Séville.
Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.
Un ancien manuscrit dérobé.

Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli ! Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.

En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

Avis :

Après un week-end (très) pluvieux et suite à la publication d’Eric Giacometti concernant le nouvel opus d’Henri Loevenbrck et troisième aventure de son héros, Ari Mackenzie, Le mystère Fulcanelli.

Le premier point que je retiens, c’est l’épaisseur et l’envergure que prend Mackenzie. Le personnage me semble plus complet que dans ses précédentes aventures (Le rasoir d’Ockham et Les Cathédrales du vide). Je lui trouve un rôle plus complexe dans une enquête plus dangereuse qu’à son habitude.

Pour faire un topo de cet excellent page-turner de 400 pages, après plusieurs meurtres étranges et le vol d’un manuscrit, voilà le point de départ d’une enquête où Ari Mackenzie sera mal mené. Le mystérieux Fulcanelli est l’objet de bien des attentions et depuis un siècle, des milliers de chercheurs ont tenté de percer son secret, sans jamais y parvenir. Les morts de Séville et de Paris sont la preuve que des gens sont prêts à tuer pour obtenir ce secret.

Suite à très impressionnant travail de documentation, qu’on peut considérer comme un travail d’orfèvre, l’auteur nous livre un opus d’une très grande qualité où l’érudition règne en maître. Le mystère Fulcanelli peut faire penser au « Club Dumas » d’Arturo Pérez-Reverte, mais il n’a rien à lui envier, car il le dépasse dans sa capacité à intégrer des passages didactiques qui servent à l’intrigue.

Loevenbruck nous fait découvrir avec un brio une partie de l’histoire insoupçonnée de notre histoire, mettant en scène des célébrités du monde des sciences, des arts et des lettres du 19ème et 20ème siècle. L’apport ésotérique et alchimique de son roman pourrait être  reboutant par rapport à quelqu’un qui n’est pas « initié » à ce genre littéraire.

Avec ce nouvel opus, on retrouve la recette magique du succès de l’auteur. Il arrive à placer des personnages imaginaires dans un contexte historique, tout en leur donnant une crédibilité. Les amateurs du genre ne seront pas déçus, car si j’ai dit plus haut que Mackenzie avait pris de l’épaisseur, les autres personnages qui gravitent autour de lui, ont également évolué. Ainsi donc, on retrouve Krysztov, le garde du corps polonais, Iris, l’ancienne collègue des RG et Lola, la libraire, l’amour d’Ari avec qui il joue à « Je t’aime, moi non plus ». On notera également que l’humour est présent dans les dialogues ou dans la description des personnages comme le brigadier Jacquet, le flic bourru qu’on situe entre Bérurier dans San Antonio et le sergent Garcia de Zorro.

Au final que retenir de ce roman ? On a une intrigue savamment bien construite, des faits historiques et des personnages imaginaires qui se mélangent agréablement. Le dénouement est totalement inattendu. Le mystère Fulcanelli est une alchimie réussie par un des maîtres de la littérature française. Les fans de la première heure ne seront pas déçus et passeront un excellent moment lecture. Les néophytes découvriront un univers à part qui vaut le détour.

LOEVENBRUCK, Henri. Le mystère de Fulcanelli. Paris : Flammarion, 2013. 416 p. ISBN 978-2-08-124629-4

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