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Majordome, LeSynopsis :

Le jeune Cecil Gaines, en quête d’un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C’est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale.

À la maison, sa femme, Gloria, élève leurs deux fils, et la famille jouit d’une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s’éloigne de lui et les disputes avec l’un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.

À travers le regard de Cecil Gaines, le film retrace l’évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l’assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des « Black Panthers », de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l’intérieur, mais aussi en père de famille…

Avis :

Le Majordome est un film qui raconte la « petite » histoire d’un homme qui voit la « grande » se dérouler devant ses yeux et devant les nôtres. L’histoire du Majordome s’inspire très largement de l’histoire d’Eugen Allen qui a travaillé 34 ans à la Maison-Blanche, servant 7 présidents, de Dwight Eisenhower à Ronald Reagan. Le malheureux Eugen Allen n’aura pas eu l’opportunité de voir ce film, car celui-ci est décédé en 2010 à l’âge de 90, sous le premier mandat de Barack Obama.

L’histoire de Cecil Gaines raconte la vie exceptionnelle d’un de ces fils d’esclave, né dans les champs de coton de la Géorgie ségrégationniste. Malgré un destin qui semblait être tout tracé, Cecil Gaines a bouleversé les codes. A travers son regard, on suit avec intérêt le destin de la lutte des afro-américains pour l’égalité des droits civiques. On découvre ou on redécouvre les grandes étapes de cette lutte et on aime à croiser des héros comme Martin Luther King ou Malcolm X.

En tout cas, ce film ne laisse en rien indifférent, car Lee Daniels, le réalisateur nous livre un film sans bruit et sans tapage dénonce le racisme aux Etats-Unis.

Au niveau de l’interprétation, le casting est d’une très grande qualité. Forest Whitaker nous prouve encore une fois qu’il est un très grand acteur car il se fond dans un rôle qui a du être très éprouvant physiquement et psychologiquement. J’ai été agréablement surpris par la force du jeu d’Oprah Winfrey, de David Oyelowo et de Lenny Kravitz. J’accorde aussi une mention très bien à Terrence Howard. Par contre, le petit bémol vient du jeu niais de la chanteuse Mariah Carey qui gâche 30 secondes de pellicule.

Attention si le film apparaît comme l’un des favoris aux Oscars, les 10 dernières minutes risquent de lui coûter cher. Ainsi donc, le réalisateur tombe dans le piège du mélodrame made in US qui nous rappelle la fin de vie du Majordome. Une petite faute de goût mais après tout, on lui pardonne bien cet effet de manche.

Il n’y a pas assez de qualificatifs pour décrire ce film émouvant, poignant et …

A voir absolument !

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