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Quatrième de couv’ : Ars Magna-t2-Transmutation

Bruxelles, 1944. L’historien Philippe Cattoir et ses amis résistants sont engagés dans un jeu de piste infernal, en lutte contre les nazis. Ils sont tous à la recherche d’un étrange objet surnommé le « phénix », caché dans les entrailles de la ville par une très ancienne loge secrète au moyen de nombreuses énigmes codées. Une relique puissante et fascinante ramenée des Croisades, qui a traversé le temps et semé la mort, et pourrait changer le cours de la guerre …

Avis :

Après le tome 2 de Marcas, maître franc-maçon qui nous accompagné tout l’été, la rentrée maçonnique s’annonce sous les meilleures hospices avec le tome 2 d’Ars Magna. Les amateurs de secrets maçonniques et d’ésotérisme seront heureux de trouver cet album sorti chez Glénat.

Didier Alcante et Milan Jovanovic nous emmènent dans cet album transitoire dans une chasse au trésor à travers les rues de Bruxelles. Un véritable jeu de pistes à travers la capitale.

Ce second tome reprend la quête là où on l’avait laissée un an auparavant. La première page fait un récapitulatif sur la défunte loge maçonnique Ars Magna, leur secret autour de cet objet qui se nomme le « Phénix » et puis la rencontre des protagonistes, le professeur d’histoire, Philippe Cattoir et la résistante Sophie car face à eux, il y a le Colonel Kurten et ses hommes.

Après ce topo rapide, on se rend compte que le nom de la série et de la loge, Ars Magna signifie le grand art et désigne le grand œuvre. Est-ce que cela veut dire par extrapolation que le grand œuvre se réfère à l’alchimie ? D’où le titre … Cette « science occulte » qui pourrait changer le plomb en or ou à un pouvoir pouvant changer le cours de la guerre.

Les auteurs ne manquent pas d’humour dès la première page, Alcante et Jovanovic font référence à « Indiana Jones et les aventuriers de l’Arche perdue », mais au-delà de ça, nous avons le face-à-face entre le professeur d’histoire, Philippe Cattoir, Sophie, la résistante et les Nazis menés par le Colonel Kurten. leurs amis résistants. En fait, cet opus est en partie une succession d’énigmes mettant Bruxelles en scène. Didier Alcante nous montre sa connaissance de l’architecture, de l’histoire de la ville et évidemment de la franc-maçonnerie.

Si un peu plus haut, j’ai dit que cette BD était une succession d’énigmes, les scènes d’action ne sont pas en reste. Le rythme est bon voire même très bon et nous fait tourner les pages à la vitesse Vv prime. Alors comme souvent dans ce genre d’oeuvre, les Allemands sont aussi bêtes que méchants par rapport aux héros. En tout cas, le scénariste nous prouve encore une fois son sens de la narration et du suspense.

Au niveau du dessin, Milan Jovanonic nous livre un dessin d’une très bonne facture, surtout en ce qui concerne les décors. Une fois n’est pas coutume, il faut parler de la mise en couleurs. Scarlett Smulkowski rend l’ensemble fin et harmonieux.

Au final, le tome 2 d’Ars Magna est une visite originale de Bruxelles et prouve que ce chef-d’œuvre n’est pas qu’un coup de chance.

ALACANTE, Didier. JOVANOVIC, Milan.  Transmutation. Bruxelles : Glénat, 2013. 48 p. (Ars Magna ; 2) ISBN 978-2-7234-8956-0

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