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PharaonQuatrième de couv’ :

1 334 ans av. J.-C. Akhénaton règne sur l’Égypte, tandis que le jeune Toutânkhamon se prépare à lui succéder. Mais Akhénaton disparaît… et, avec lui, son héritage, qui serait mystérieusement englouti par les sables gisant sous le site du Caire actuel et les grandes pyramides de Gizeh…

1 885 ap. J.-C. Un homme à moitié fou affirme l’existence d’un labyrinthe enfoui sous Le Caire, et d’un réseau de canaux, palaces et tombes. On ne le croira pas pendant près de 30 ans… jusqu’à la découverte du tombeau de Toutânkhamon en 1924.

De nos jours. L’archéologue Jack Howard et son équipe fouillent l’un des plus impressionnants sites sous-marins jamais découverts. C’est alors qu’ils entendent parler de l’histoire de l’ingénieur fou. Le début d’une formidable aventure qui nous plonge au cœur des mystères du Nil, dans un monde vieux de 3000 ans, au sein d’un peuple qui a juré de garder le plus grand secret de tous les temps …

Avis :

En panne de Marcas et d’inspiration au niveau lecture « maçonnique », je me suis rabattu sur le thriller historique de David Gibbins. J’ai déjà eu l’opportunité de vous en parler et je vous invite à relire les notes sur Atlantis et Les Dieux d’Atlantis. Avec Pharaon, David Gibbins s’attaque à un domaine que les maîtres du genre comme Christian Jacq ou Wilbur Smith ont l’habitude de traiter, c’est-à-dire l’Egypte antique.

Alors avant de parler concrètement du roman et vous donner envie ou pas, je trouve que la traduction laisse vraiment à désirer. On dirait que la traduction a été faite mot à mot sur Google.

Hormis ce petit aparté sur la traduction, revenons à nos moutons. Alors dès le départ, l’auteur nous tisse la toile et nous parle du pharaon hérétique, Aménophis IV dit Akhenaton. Nous arrivons au moment où Akhenaton impose sa nouvelle religion monothéiste et transmet à son frère, un certain Moïse, les fondements de cette religion. A première vue, on dirait une trame quelque peu farfelue et pourtant certaines personnes comme Sigmund Freud, ceux-ci affirment même que Moïse et Akhenaton forment qu’une seule et même personne.

En dehors de la partie Egypte antique, la majeure partie du roman se déroule au 19ème siècle, lors des grandes expéditions et de cette fascination qu’ont les Européens à découvrir l’Egypte. Au cours d’une de ces expéditions, le Général Wolesley et ses hommes longent le Nil et tentent de libérer Khartoum des mains du Mahdi, leader islamique qui utilise la religion pour liguer les peuplades contre les impérialistes européens.

David Gibbins joue sur plusieurs fronts avec son roman. Il y a l’aspect antique, l’intrigue politico-historique qui nous rappelle l’actualité, sans compter que des recherches archéologiques vont se mêler à l’histoire. Pour ceux qui connaissent Jack Howard, c’est un mélange entre Robert Langdon, Indiana Jones et Flynn Carson. Un héros fort, courageux, intrépide, intelligent, très américain, la réponse à tout,mais après tout, on lui pardonne bien.

Comme d’habitude, avec Gibbins, on a un flot d’informations en ce qui concerne l’archéologie, les méthodes employées. On se rend bien compte que l’auteur est un archéologue de formation, donc on ne peut y échapper. Et puis, si on lit entre les lignes, on sent que l’auteur attache une grande importance à l’histoire (en même temps, c’est normal), il nous rappelle que celle-ci s’est écrite dans la sueur, le sang et ailleurs. Il nous rappelle les liens entre l’histoire antique, la religion, l’histoire contemporaine.

En conclusion, c’est une lecture divertissante où il faut éviter à tout prix la prise de tête. La partie antique est bien construite et nous renvoie presque 3.500 ans en arrière. La partie sur l’Egypte du 19ème siècle est certainement celle qui est la mieux menée, à l’inverse de l’époque contemporaine où les scènes sont l’occasion de mettre en avant les découvertes archéologiques et évidemment faire résonner les interrogations sur 3 époques comme si les personnages se répondaient malgré les siècles qui les séparent.

GIBBINS, David. Pharaon. Paris : les Escales, 2013. 471p. ISBN 978-2-36569-063-8

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