Des Cathares aux Francs-maçons

Des Cathares aux Francs-maçonsQuatrième de couv’ :

Cet ouvrage est une invitation à un voyage dans le temps, en quête de nos racines et de leur part de mystère. Cathares, Templiers, Francs-Maçons : des ponts invisibles peuvent parfois relier ces mouvements de pensée au-delà de toute filiation avérée. Tous ces courants sont comme des rivières alimentant le fleuve de la Connaissance et de la spiritualité, au-delà de leurs clivages d’origine. Quels liens peuvent les réunir ? Quels étaient les fondements de la religion cathare ? Comment vivaient les Cathares ? Que sont-ils devenus ? Voilà quelques-unes des questions qui vont servir de fil conducteur à cette plongée dans les méandres de l’Histoire.

Mythes, légendes et secrets ne cessent de hanter l’inconscient collectif de l’humanité. Cette fresque, loin d’être un traité d’histoire, invite à un voyage spirituel dans les ombres du passé et propose une clé pour comprendre ces mouvements spirituels en quête d’un monde plus éclairé. L’ambition de ce livre est de mettre en évidence les interactions probables ou supposées avec d’autres périodes et mouvements, antérieurs ou contemporains. Les Cathares, mais aussi les Templiers, tentèrent de dépasser les obstacles que représentaient le conservatisme, l’ignorance et le mercantilisme des puissants. Ces deux mouvements participaient d’une ambition partagée avec les Francs-Maçons : la croyance en la perfectibilité de l’homme et du monde.

Avis :

Tout d’abord un petit mot sur l’auteur. Pascal Lacrocq a suivi une formation littéraire et linguistique. Il passe de nombreuses années à voyager puis décide de se consacrer à la création artistique. Il participe à des projets théâtraux et audiovisuels en tant que comédien et en parallèle se passionne pour la peinture, les récits historiques et la découverte des mouvements philosophiques et initiatiques qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire de l’humanité. De belles rencontres lui donnent le goût pour l’écriture.

Le sous-titre de cet ouvrage est : « des hommes en quête d’idéal et d’absolu » et si celui-ci semble ronflant, ce n’est pas pour autant que cet ouvrage va vous révéler les mystères qui peuvent unir les Cathares à la franc-maçonnerie. Certes, on découvre certaines choses, on va et on vient d’une époque à une autre, en découvrant les liens comme la religion, le symbolisme, la philosophie ou encore des points de vue de leur contemporain.

Si l’ouvrage se veut bien documenté et qu’il permet de se faire une idée de certaines époques mais il est assez difficile de prendre parti pour l’un pour l’autre. Je sais que cet ouvrage a été l’objet de quelques débats houleux entre divers historiens et universitaires, mais comme d’habitude, on n’est pas obligé de plaire à tout le monde.

LACROCQ, Pascal. Des cathares aux francs-maçons : des hommes en quête d’idéal et d’absolu. Escalquens : Éd. Trajectoire, 2013. 319 p. ISBN 978-2-84197-629-4

4 réflexions sur “Des Cathares aux Francs-maçons

  1. Bordes

    Cet ouvrage hélas me semble concentrer beaucoup de contrevérités sur le catharisme et sur les templiers. Son auteur, qui n’est visiblement pas historien, n’a pas puisé aux bonnes sources. Quelques exemples :
    1) les cathares ont intégré l’ordre templier (c’est faux, ils ont été plus soutenus par les hospitaliers).
    2) les templiers ont participé à la bataille de Bannockburn (c’est une des légendes templières en Écosse auxquelles Robert Cooper a tordu le cou).
    3) Les cathares défendaient la liberté de pensée (Il n’y a pas de liberté de pensée au moyen âge, tout le monde est croyant, d’une manière ou d’une autre).
    4) les cathares étudiaient la kabbale et la symbolique des nombres (Le problème de la Kabbale et de ses points communs avec le catharisme s’est surtout posé au sein même de la communauté juive dont une grande majorité de rabbins craignaient que cet amalgame n’entrainât leur coreligionnaires au bûcher. La question s’est posée mais n’a pas été résolue faute de documents probants, surtout provenant des cathares eux-mêmes).
    5) les cathares pratiquaient leur religion dans des grottes (pas plus qu’ailleurs car il n’y avait pas des grottes partout).
    6) les cathares étaient attachés à leur terre (la terre, matière par excellence, était pour eux œuvre du mauvais principe).
    7) ils croyaient au libre arbitre (l’auteur n’a visiblement pas lu le « Livre des deux principes », écrit par un cathare au XIIIe siècle, où il est démontré que le libre arbitre est un leurre).
    8) Montségur est un symbole solaire (l’auteur se prend les pieds dans le tapis car il parle de rayons du soleil qui passent par une archère le 21 juin, puis il reconnaît quelques pages plus loin que le château dont on voit les ruines aujourd’hui a été construit bien après leur séjour à Montségur) etc….
    Par ailleurs, l’auteur englobe sous le terme « cathare » les religieux et les seigneurs du Midi qui les ont soutenus à moment donné, ce qui l’emmène à commettre l’erreur répandue qu’il existe des « châteaux cathares ». Montségur n’était qu’un refuge, les « cathares » ne l’ont pas construit.
    Il est regrettable que l’auteur n’ait pas jugé bon de donner quelques sources médiévales permettant de vérifier ses dires. Sa volonté des relier les cathares aux francs-maçons l’a empêché de travailler en historien. En tentant ce rapprochement, il accrédite la thèse des contrerévolutionnaires et antimaçons comme Barruel qui voulaient ainsi discréditer les francs-maçons
    Ma critique est peut-être sévère, mais je pense qu’il faut alerter le lecteur sur ce qui dénature un sujet déjà assez difficile à saisir : ce livre en est la preuve. L’indigence de ce genre de livre incite les libraires à mettre les ouvrages sérieux sur les maçons, les templiers et les cathares maçonniques sérieux sur la même étagère que les livres à but ésotérico-commercial.
    Il existe aujourd’hui de bons et accessibles livres de niveau universitaire sur les cathares et sur les francs-maçons :
    Anne Brenon : Le vrai visage du catharisme, Loubatières, 1988
    Jean Duvernoy : Le catharisme: tome I, La religion des cathares, tome II, L’Histoire des cathares, Privat, 1989.
    René Nelli : NELLI René, Ecritures cathares, Planète, 1968. La philosophie du catharisme, Payot, 1978.
    Michel Roquebert : ROQUEBERT Michel, L’Épopée cathare: I.1198/1212, L’invasion, Privat, 1970. II. 1213/1216, Muret ou la dépossession, Privat, 1977. III. 1217/1229, Le lys et la croix, Privat, 1986. IV. Mourir à Montségur, Privat, 1989. V. 1244/1329, Les cathares. De la chute de Montségur aux derniers bûchers, Perrin, 1998. La religion des cathares, Perrin, 2001.
    Concernant les contrevérités sur les templiers en Écosse : Robert L.D. Cooper, Rosselyn : splendeurs, mythes, réalités, éditions de La Hutte, 2011.
    Alain Demurger, Les templiers. Une chevalerie chrétienne au moyen-âge, Seuil, 2005.

      1. Bordes

        Je n’ai aucune « réclamation » à faire, je donnais simplement mon avis sur ce livre puisque vous invitez les lecteurs à le faire.

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