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Quatrième de couverture :Inferno (FR)

Robert Langdon, éminent professeur d’Harvard spécialisé en symbologie se réveille dans un hôpital de Florence, en Italie. Il n’a aucun souvenir des deux derniers jours, ne comprenant pas ce qu’il fait aussi loin des Etats-Unis. D’autant plus que quelqu’un a essayé de le tuer, lui causant une blessure à la tête, responsable de son amnésie. Attaqué dès son réveil, il parviendra à s’enfuir grâce à une très charmante doctoresse au QI incroyable : Sienna. Il trouvera en sa possession un petit objet qu’il ne reconnaît pas, simplement orné du symbole du danger biologique… Langdon se rendra rapidement compte que s’il espère s’en tirer vivant, il lui faudra se plonger dans l’enfer – l’inferno – de « La divine comédie » de Dante afin de comprendre qui est après lui, et pourquoi…

Avis :

Le quatrième opus des aventures du professeur de symbologie d’Harvard, le bien nommé Robert Langdon nous emmène dans la magnifique Florence. Si certaines mauvais langues vont dire que ce roman tient plus du guide touristique que du thriller, cela voudra dire qu’ils n’ont rien compris au livre.

Il y aura fallu roman accès sur Robert Langdon pour le voir enfin évoluer. Le nanti est tout d’abord présenté comme un homme vulnérable, blessé et qui au fil des pages trouve son second souffle à l’aide des mystères que cache la ville italienne et ses illustres artistes. Inferno est le roman de la maturité pour Dan Brown et son héros.

Le roman nous pousse à nous poser des questions du genre : « Qui sommes-nous à décider du choix de l’humanité ? » ou « peut-on sacrifier des vies pour en sauver des autres ? » et surtout « combien de temps nous reste-t-il pour répondre à ces questions ? » L’heure n’est pas au débat philosophique mais les questions planent, ce qui d’ailleurs nouveau chez Dan Brown.

On sent, on le perçoit et on le voit que l’auteur américain a été très bien entouré pour rédiger son roman, pour décrire ses personnages, dont la fabuleuse et complexe Sienna Brooks. La touche féminine n’a rien à voir avec ses devancières. Les Sophie Neveu ou Vittoria Vetra tenaient plus le rôle d’une James Bond girl améliorée que de pendant féminin du héros. Sienna Brooks est un personnage à part entière à l’intelligence surprenante mais qui souffre dans son âme, dans sa chair et qui a été véritable éclair de génie de la part de l’auteur. En parlant de personnage féminin, les lecteurs apprécieront le personnage de Vayentha qui n’est pas sans rappeler une certaine Louve.

Au cours de la lecture, je me suis surpris d’avoir avalé une bonne centaine de pages en un peu plus d’une heure de train, donc en 5 trajets . C’est pour dire à quel point ce roman se lit rapidement et je crois que le travail de traduction a été pour beaucoup. Le travail de Dan Brown est assez exceptionnel et les livres qui vont décrypter seront peut-être moins nombreux que pour les précédents opus, vu la qualité de la recherche et la qualité du récit. Dès la première page, on sent une ambiance pesante qui promet un rythme de marathonien dans les rues de Florence.

Ainsi donc, on (re)découvre la vie de Dante Alighieri, génie littéraire du 14ème et de sa Divine Comédie ainsi tous les grands noms qu’il a influencé. Le pari était risqué, audacieux mais c’est surtout un pari réussi pour arriver à associer l’Enfer de Dante à une intrigue policière aux poursuites « infernales » avec une étrange et machiavélique association et une redoutable tueuse touchée dans son amour propre.

Récit moyenâgeux, course contre-la-montre, technologie de pointe, mystères insoupçonnés, voici les ingrédients fournis par l’auteur qui feront de ce roman, l’un de vos plus plaisants compagnons de voyage.

BROWN, Dan. Inferno. Paris : JC Lattès, 2013. 564 p. ISBN 978-2-7096-43740

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