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Django UnchainedSynopsis :

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.

Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves …

Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

Avis :

Django unchained est le dernier né de Quentin Tarantino. Il réunit un casting étonnant pour un film qui l’est tout autant. Jamie Foxx était pour moi, un acteur en perte de vitesse depuis son merveilleux rôle de Ray Charles du film éponyme et qui renaît avec ce petit bijou hollywoodien. Avec le personnage de Django, il y a une montée en puissance de l’acteur qui est assez incroyable. Christoph Waltz était resté pour moi le « fabuleux » colonel Hans Landa d’Inglorious Basterds. Un personnage qu’on aime détester et bien qu’il joue un rôle de « gentil », on se pose quand la question de savoir si il est aussi gentil que ça. Léonardo Di Caprio est quant à lui, au top de sa forme dans ce rôle de propriétaire terrien du Sud à la fois mégalo, dur et drôle.

Avec ce film, il faut oublier tous les codes du western de papy. Fini les duels au soleil avec John Wayne ou avec Gary Cooper. On retourne vers le western spaghetti qui tient assurément dans ce refoulé de morbidité, de sadisme et de raffinement qui n’a jamais vraiment eu cours dans le western américain. On voit au fil des minutes que Tarantino s’est fait un réel plaisir en réalisant ce film et on remarque qu’il est au tournant d’un nouveau genre cinématographique qu’on pouvait déjà percevoir dans Inglorious Basterds. Django Unchained, c’est aussi un hommage à ces westerns des années 60-70.

Durant les 2h44 de film, j’ai eu l’impression de voir deux films à la fois, mais tous deux avec un même point de vue : l’esclavagisme.

  • La première partie nous raconte comment le Dr. Schultz (Christoph Waltz) a rencontré Django (Jamie Foxx) et comment il l’a initié au métier de chasseur de primes. J’ai particulièrement apprécié le pied de nez fait à la culture américaine sur l’esclavagisme. Les airs hébétés des blancs comme des noirs de voir un afro-américain tenir tête à un blanc ou tout simplement monter à cheval. Le fait de voir le personnage de Waltz qui considère qu’un homme reste un homme même si il n’est pas de la même couleur de peau.
  • La seconde partie nous raconte l’envie de Django de récupérer sa femme auprès de l’exploitant Calvin Candie (Léonardo Di Caprio). Django est prêt à dépasser le « maître ». Il faut dire que lorsqu’on nous sert une scène de combat d’esclaves ou une scène où un esclave se fait déchiqueter par des chiens, on ne peut que comprendre l’envie du personnage de régler ses comptes. Tarantino a réussi à donner une vrai force à son héros car on sent, on voit que le personnage a envie de démolir, de régler ses comptes surtout lorsqu’il voit sa femme sortir de l’étouffoir (cage en métal exposée en plein soleil). La confrontation avec Stephen (Samuel L. Jackson), le boy de Candie qui est plus détestable que son maître, est déjà culte aussi bien par le gunfight que par l’échange verbal. Quentin Tarantino est un réalisateur qui s’est éclaté en faisant disparaître le personnage de Shultz. Je me suis même demander si Jamie Foxx allait réussir à terminer le film et il a été magistral.

Du point de vue technique, les prises de vue sont excellentes. Les mouvements de caméra sont menés d’une façon intelligente de la part de l’équipe technique. Tarantino nous fait un sans-faute. La B.O. est aussi très originale avec la chanson du western Django de 1966 ou le thème de fin avec l’air de « On l’appelle Trinita ». Le caméo du réalisateur n’est pas sans déplaire et puis, il y a l’humour. L’humour à la Tarantino s’accompagne souvent d’une scène d’action, d’un gunfight ou d’explosion. Quand on entend :

Stephen : J’ai compté 6 balles
Django : J’ai compté 2 flingues
Et boum !

Finalement Django unchained est le meilleur de Tarantino. Un hommage flamboyant aux westerns d’antan. Une belle réflexion sur la condition de l’homme et l’esclavagisme. Un humour raffiné et sanglant, un scénario inventif, bref un film culte.

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