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Synopsis : Sherlock Holmes 2 - Jeu d'ombres

Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux Etats-Unis, un baron de l’acier vient de mourir…

Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif. S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

Avis :

Sorti lors de l’hiver 2011-2012, Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres est la seconde collaboration entre Guy Ritchie, Robert Downey Jr. et Jude Law pour faire revivre le détective britannique. Avec ce Sherlock Holmes, nous sommes loin du personnage interprété par Jeremy Brett et Robert Downey Jr. nous joue un Sherlock extrêmement doué, drogué et drôle.

Si la franc-maçonnerie était la toile de fond pour le film précédent, dans ce second volet, le réalisateur revisite les tensions européennes de la fin du 19ème siècle. Si l’idée générale part d’une bonne intention, nous tombons assez rapidement dans les clichés de : « Toi, vilain. Moi, gentil ».  Serlock Holmes doit affronter sa Némésis de toujours, le professeur James Moriarty. Ce génie du mal veut que les grands de ce monde se fassent la guerre pour lui pouvoir s’enrichir grâce à la vente d’armes.

Au cours du film, la confrontation entre les 2 génies est habillement mêlée à l’action et aux effets scénaristiques du réalisateur. Le duo d’acteurs aiment prendre des coups et en donnent volontiers à tous ceux qui se mettent à travers leur chemin. Les joutes verbales entre les 2 héros rendent le duo encore plus irrésistible. Un bravo également pour Noomi Rapace qui remplace Rachel McAdams, trop rapidement disparue dans l’histoire.

Le duo Downey Jr.-Law fonctionne à merveille, les répliques sont jubilatoires, surtout quand l’un empêche l’autre de se marier. Bizarrement, je trouve que Robert Downey Jr. est peut-être un peu trop proche de son rôle de Tony Stark dans Iron Man par rapport à ses répliques, à sa façon de jouer. Pourtant, il s’agit de deux univers différents ou alors est-ce par la proximité des sorties des différents films qu’on ressent cette impression. Il faut dire que depuis quelques années, nous avons l’habitude de retrouver l’acteur dans différents blockbusters (Iron Man, Date limite, Avengers et Sherlock Holmes)

Du point de vue de la mise en scène, l’ensemble est très homogène et témoigne d’une très bonne maîtrise. La reconstitution historique est correcte et le tout est guidé par la musique du maître Hans Zimmer. Du point de vue technique, les effets visuels ne sont pas excessifs comme dans certains films et démontrent une intelligence de la part de l’équipe technique.

Au final, que retenir de Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres :

  1. Une action savamment distillée, au rythme soutenu voulu par Guy Ritchie ;
  2. Le duo Holmes-Watson, plus fort, plus étincelant que dans le premier fil ;
  3. Pour les petits nouveaux, Jared Harris et Noomi Rapace ;
  4. Pour l’affrontement entre Moriarty et Holmes ;
  5. Pour un troisième épisode qui vaudra certainement le détour.

RITCHIE, Guy. Sherlock Holmes [DVD] : Jeu d’ombres. [Neuilly-sur-Seine] : Warner home video, 2012

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