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Quatrième de couverture : espion de l'empereur

Octobre 1805, la IIIème coalition déclare la guerre à la France….La Grande Armée stationnée à Boulogne marche sur l’ennemi. Tandis que les troupes du Feld-maréchal Mack envahisse la Bavière, Napoléon convoque son meilleur espion. Sa mission : déstabiliser l’état-major Autrichien. Ses moyens : les déguisements, la désinformation et la corruption. La bataille de Ulm est encore étudiée dans toutes les écoles de guerre. Et il est un fait aujourd’hui que Napoléon n’aurait pu remporter cette victoire avec aussi peu de perte sans l’intervention de : L’espion de l’empereur.

Avis :

Octobre 1805. Napoléon doit affronter l’offensive de ses ennemis rassemblés dans la Troisième Coalition, qui a envahi la Bavière alliée de l’empereur. La Grande Armée rallie l’espace allemand à marche forcée depuis le camp de Boulogne où elle attendait en vain un prochain embarquement pour assaillir l’Angleterre. Face à Napoléon, l’armée autrichienne du feld-maréchal Mack. L’empereur charge l’un de ses aides de camp, Savary, général de division et spécialiste des missions délicates, d’une mission d’intoxication auprès du camp autrichien. Pour ce faire, Savary a préparé son meilleur agent : Schulmeister, qui dispose lui-même d’une équipe prête à mener à bien la campagne de désinformation de Napoléon au sein de l’armée de Mack…

Les campagnes de Napoléon et l’épopée de l’empereur ont souvent fait florès dans la bande dessinée. Qu’on pense à la récente série Souvenirs de la grande armée, qui n’a malheureusement pas répondu à toutes les attentes qu’on pouvait placer en elle.

Bruno Falba, un scénariste de bande dessinée qui avait déjà abordé la période napoléonienne dans la série Antichristus chez Soleil, s’intéresse ici à un personnage parfaitement authentique : Charles-Louis Schulmeister, espion de Napoléon Ier (1770-1853), un homme devenu contrebandier à la faveur des troubles provoqués par la Révolution et qui passe à l’espionnage à partir de 1804. Intégré dans l’armée impériale, il opère sous les ordres de Savary et devient l’un des agents les plus efficaces de Napoléon. Le personnage a même inspiré une série télévisée française diffusée entre 1971 et 1974. C’est d’ailleurs cette série, qui a bercé l’enfance du scénariste, qui lui a entre autres donné l’envie de réaliser une bande dessinée sur le personnage.

Falba présente dans ce premier tome le rôle assez mystérieux de Schulmeister pendant la campagne menant la capitulation de Mack encerclé dans Ulm. On connaît assez mal les faits authentiques mais Schulmeister a semble-t-il joué un rôle dans la décision du feld-maréchal autrichien de se rendre aux Français. Dans le volume, Falba met en place le personnage et son équipe et s’attache à montrer comment l’espionnage français roule dans la farine son adversaire autrichien. Il veille à bien faire comprendre au lecteur le déroulement des opérations, même si une ou deux cartes insérées ici ou là n’auraient pas été de trop pour se repérer. Le dessin est clair et efficace et frappe particulièrement lors des scènes de bataille  ou lors de la mise en scène de la capitulation autrichienne. Un pari, au final, plutôt réussi, entre contexte historique, scénario bien ficelé et illustration. D’autant plus que l’aspect romancé du scénario n’est présent que sur quelques points de détail (fille d’un des comparses de Schulmeister, invention du nom de la gazette fictive).

On en redemande …

SLAKOVIC, Sibin. FALBA, Bruno. Ulm, 1805. Bruxelles : Editions Joker, 2012. 48 p. (L’espion de l’empereur ; 1). ISBN 978-287265-501-4

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