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Quatrième de couverture :Deception point

Quand un satellite de la NASA détecte une météorite d’une exceptionnelle rareté enfouie sous les glaces du cercle polaire, cela tombe à pic pour l’agence spatiale, impatiente de faire oublier une série d’opérations ratées. A la veille de l’élection présidentielle, alors que son avenir politique est en jeu, le président des Etats-Unis envoie dans l’Arctique Rachel Sexton, analyste des services secrets, vérifier l’authenticité de cette découverte. Elle y rejoint une équipe d’experts, dont le charismatique océanologue Michael Tolland. Ce que Rachel va découvrir est presque inconcevable : une mystification audacieuse qui menace de déclencher un scandale mondial.

Avis :

Qui ne connaît pas Dan Brown, cet auteur aux 200 millions d’exemplaires vendus dans le monde ??? Nous le connaissons pour ces thrillers à connotations ésotériques et peut-être moins ses autres ouvrages.

Deception Point se place entre Anges & Démons et le Da Vinci code et le moins qu’on puisse dire, le roman n’a rien à voir avec l’ésotérisme ou les sociétés secrètes. Au contraire, nous sommes dans un thriller politico-scientifique. Il traite de la politique fiction et des dessous du pouvoir. Bien qu’il s’agit de son 3ème roman, le style est déjà là et Dan Brown joue du complot aussi bien que Jimmy Hendricks pouvait jouer de sa guitare.

Les héros de ce thriller sont Rachel Sexton et Michael Tolland. Les deux protagonistes sont pris dans une histoire rocambolesque liée à une météorite et sont poursuivis par des hauts fonctionnaires de Washington à la gâchette facile. Il s’agit d’un vrai thriller avec un suspens comme pourrait le faire un Tom Clancy. L’intrigue est tortueuse et son demande même si les héros vont pouvoir s’en sortir. La narration nous procure de véritables scènes d’action, ce qui a peut-être fait défaut au Da Vinci code.

Si vous connaissez l’œuvre de Dan Brown et son style, vous savez qu’il sait ménager ses effets et montre son art du cliffangher de fin de chapitres. Un art dont il abuse … L’intrigue tourne parfois en rond et certains chapitre semblent totalement superflus. Finalement lors de la résolution de l’énigme, les effets sont tombés à plat, tout comme un soufflé au fromage qu’on sort trop rapidement du four. L’histoire perd de son charme et Dan Brown nous rabat vers les vengeances personnelles des héros.

Malgré tout, Deception point reste un thriller prenant, haletant qui a tendance à ressembler à un scénario de film d’action avec toile de fond les arcanes de la Maison Blanche et de la campagne électorale. Je pense que si Deception Point était adapté au cinéma, il aurait un meilleur résultat que le Da Vinci code et Anges & Démons.

BROWN, Dan. Deception point. Paris : JC Lattès, 2006. 573 p. ISBN 2-7096-2641-1

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