Le mythe d’Hiram et l’initiation de Maître Maçon : L’histoire de la reine du matin et de Soliman, prince des génies

Quatrième de couverture : Le mythe d'Hiram

Gérard de Nerval, l’un des plus grands écrivains français, s’est passionné pour l’initiation et la Franc-Maçonnerie. Au cœur de son monumental  » Voyage en Orient  » se trouve développée la légende de maître Hiram, de Salomon et de la reine de Saba qu’il prétend avoir recueillie auprès d’un conteur du Caire. En réalité, Nerval a rassemblé les éléments fondamentaux du mythe maçonnique révélés au grade de Maître et donne ainsi la version la plus complète de ce grade tel qu’il est encore vécu aujourd’hui. Il nous a donc semblé opportun de mettre en lumière cet aspect original de la démarche nervalienne afin de pouvoir aborder ce texte somptueux sous l’angle initiatique.

Avis :

Gérard de Nerval indique que ce récit serait la transcription d’un conte qu’il aurait entendu lors d’un de ses voyages. Certains doutes subsistent sur la véracité de cette affirmation, mais, ce qui est sûr, c’est que ce texte est la première version romancée du mythe maçonnique d’Hiram, revécu par le Compagnon lors de la cérémonie d’élévation au grade de maître dans tous les rites de la Franc-maçonnerie. Dans ce sens, il s’agit d’une divulgation, même si la partie centrale de la cérémonie n’est pas inclue dans le roman (il est vrai qu’elle est plutôt macabre).

Bien entendu, la légende maçonnique ne fait aucune mention de la jalousie du roi Salomon vis à vis d’Hiram, ni de l’idylle entre Hiram et Balkis, même si le rite d’installation des Vénérables de loge évoque la visite de la reine de Saba auprès de Salomon, visite relatée d’ailleurs dans la Bible. Toutefois, le fait que la conception du fils de Balkis ait eu lieu lors de son voyage en Israël fait partie du contenu légendaires attribué en Orient à Salomon, contenu incluant les fondements de la magie « salomonienne ». Dans ce sens, le récit de Nerval dispose d’emprunts plus larges que ceux de la légende maçonnique.

Ce roman est à lire, car il stimule l’imagination de tous, maçons et « profanes ».

NERVAL, Gérard de. Le mythe d’Hiram et l’initiation de Maître Maçon : L’histoire de la reine du matin et de Soliman, prince des génies. [Paris] : Maison de vie, 2009. 140 p. (Collection La franc-maçonnerie intiatique). ISBN 978-2-35599-006-9

4 réflexions sur “Le mythe d’Hiram et l’initiation de Maître Maçon : L’histoire de la reine du matin et de Soliman, prince des génies

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  4. Anwen Étirev

    Bonjour,
    Permettez deux au sujet de la légende d’Hiram et son lien avec les Mystères de Jérusalem. Merci.
    Au verset 5 du second livre de Samuel, il est dit : « Il n’en était pas ainsi de ma maison ; mais Elle m’a établi dans une alliance éternelle, bien ordonnée, et ferme en toutes choses. Elle est toute ma délivrance et tout mon plaisir, et ne fera t-elle pas fleurir ma maison ? »
    L’alliance éternelle et bien ordonnée dont parle le verset 5 fait allusion à la fondation d’une immense fraternité secrète qui a été éternelle en effet, puisqu’elle est devenue la Franc-Maçonnerie.
    Les luttes soutenues par la Reine Daud (devenue le « roi David ») avaient fait comprendre à cette grande femme que la puissance féminine, qui s’affaiblissait, ne reprendrait ses forces que dans une organisation nouvelle, mais secrète, qui permettrait aux défenseurs de l’ancien régime gynécocratique de se réunir, de s’instruire, de se concerter pour l’action contre l’envahissement du pouvoir masculin qui s’imposait par la force.
    Elle comprit que les femmes ne pouvaient plus lutter ouvertement et qu’il leur fallait désormais trouver un moyen de se réunir pour s’entendre et continuer à enseigner l’antique vérité, sans être inquiétées par leurs ennemis.
    On retrouve partout cette préoccupation des femmes antiques qui leur fait chercher « la sécurité », ce qui prouve bien que les hommes les persécutaient, qu’ils empêchaient leurs réunions, par ruse ou par violence, en même temps qu’ils les livraient à la raillerie et à la calomnie des « impies », c’est-à-dire des envieux, des hommes pervers.
    C’est alors que nous voyons naître l’institution d’une grande Société secrète, et jeter les fondements d’un Temple, sanctuaire respecté où les femmes et leurs alliés s’entourent de grandes précautions, pour empêcher l’introduction parmi elles de ceux qui pouvaient les trahir.
    Ce sont ces femmes qui, avec Daud, posèrent la première pierre de ce Temple mystique. Nous disons mystique parce qu’on va y déposer l’arche qui contient le Sépher de Myriam (la Genèse, premier livre du Pentateuque), et que le mot mystique, comme mystère, désigne tout ce qui nous vient de cette grande Femme.
    Cependant, c’est à Salomon que la Bible masculine attribuera la construction du Temple, et le récit en sera même fait avec un si grand luxe de détails que nous considérons cette exagération comme une preuve de sa fausseté. C’est en mentant qu’on explique le plus et qu’on prend le ton le plus affirmatif.
    Daud entreprit donc de faire construire à Jérusalem un Temple, qu’elle appela la Maison de Hevah.
    Elle y employa des richesses immenses et en fit un édifice somptueux, qui eut une renommée mondiale et qu’on venait voir de partout. Le nom sacré de Hevah, הדה, était sur le fronton. Lorsque le Temple eut été bâti, le Livre ainsi que l’arche furent déposés dans le sanctuaire.
    Cette construction était faite de façon à rappeler, dans les détails, la science de Myriam qu’on allait y enseigner. Sept marches s’élevaient devant l’entrée pour rappeler les sept Elohim. La construction était située de façon que l’estrade était à l’Orient. Dans la salle était un endroit appelé l’Oracle, où se plaçait l’Orateur, car c’est surtout pour enseigner que le Temple fut édifié.
    La Bible vulgaire raconte la construction du temple d’après les renseignements des prêtres de la religion juive, qui ne furent jamais initiés aux Mystères de Jérusalem, et n’en connurent jamais que ce qu’on en révélait aux profanes ; aussi leur histoire est pleine de confusion et d’inexactitude.
    La reine Daud ne fut pas seule à fonder l’Institution secrète qui devait se propager jusqu’à nous à travers la Franc-Maçonnerie.
    Elle eut deux collaboratrices : deux Reines-Mages (ou Magiciennes) qui, avec, elle, formèrent le Triptyque sacré que les trois points de l’Ordre ont représenté depuis.
    L’une est Balkis, reine d’Ethiopie (appelée la reine de Saba), l’autre est une reine de Tyr, que l’on a cachée derrière le nom d’Hiram : « Hiram » doit se lire de droite à gauche comme lisent les Hébreux et non de gauche à droite suivant L’usage des Européens : Hiram alors devient Maria ou plutôt Myriam. Le heth (H) final en hébreu se prononce A.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/histoire-des-israelites.html
    Cordialement.

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