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Synopsis : Da Vinci Code

Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l’étude des symboles, est appelé d’urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles… Avec l’aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l’enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire …

De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de l’humanité …

Avis :

Le Da Vinci Code … Un livre vendu à des dizaines de millions d’exemplaires et un film qui a voulu être porté à bout de bras par un colosse aux pieds d’argile. Je me souviens du rabattage médiatique qui avait été opéré et surtout d’un évènement qui m’avait marqué lors de la sortie du film de Ron Howard, l’ensemble du casting avait traversé du nord au sud de la France dans un TGV à l’image du film pour le promouvoir juste avant son arrivée sur la Croisette à Cannes.

En dehors de ce souvenir de jeunesse, que vaut réellement le film ? A première vue, le tandem Ron Howard / Tom Hanks avait déjà bien fonctionné dans le passé avec le fabuleux Appolo XIII qui retraçait les mésaventures de Jim Lovell et de ses camarades au cours d’une mission lunaire. Dans le Da Vinci Code, inutile d’aller sur la Lune, on voyage plutôt pas mal, mais la réception du film par la presse de l’époque voyait en ce film, un crash pour l’ensemble de l’équipe.

Dans l’ensemble le film reste fidèle au roman. L’interprétation de Ron Howard est correcte mais on le sent trop tendu par rapport à d’autres de ses films. Dans la version cinéma et télévisuelle, le film a une durée d’un peu plus de 2h30, ce qui rend par moment certaines scènes brouillonnes, voire même incompréhensibles. Si on a lu le livre auparavant, on sait très bien quels sont les passages qui ont été retravaillés et ceux qui sont absents. Mon petit conseil est que si vous avez la possibilité comme moi de tomber ou même d’avoir sur vos étagères la version longue du film, près de 2h50, les quelques absences disparaissent comme par magie.

En 2006, la prestation de Tom Hanks en Robert Langdon me laissait dubitatif, un peu comme celle de Jean Réno et d’Audrey Tautou. Au final, Tom Hanks est brillant et les traits du prof d’Harvard lui vont à merveille. A l’époque, je pensais que la French touch allait pourrir la carrière US des 2 acteurs français et finalement 7 ans plus tard … C’est le cas. Bien que Jean Réno n’ait plus rien à prouvé en ayant joué à Hollywood. Au sujet d’Audrey Tautou, cette dernière avait tout à gagner mais le cinéma ricain n’a pas voulu d’elle. Peut-être trop frenchie ou pas assez ? (Note personnelle : Au moins celle-ci lorsqu’elle simule une scène de mort, elle ne fait pas semblant, un peu comme une certaine Marion C.)
L’ensemble de la French touch est selon moi, sauvée par deux acteurs. Jean-Pierre Marielle qui malgré ses trop courtes scènes nous démontrent que c’est un grand monsieur du cinéma et Jean-Yves Berteloot, acteur de second plan que nous voyons plus dans des téléfilms et qui campe le rôle de Rémi, le valet de Sir Leigh.

Bizarrement, si la prestation des héros semblent manquer de saveur, ce sont les « méchants » qui tirent leur épingle du jeu avec Alfred Molina, Monseigneur Aringarosa, Ian McKellen en provenance de Nouvelle-Zélande après son rôle de Gandalf pour celui de Leigh Teabing  et Paul Bettany qui a laissé tomber la comédie burlesque britannique pour un film plus sérieux.

Au final, le film se veut mi-figue, mi-raisin, un peu comme le roman de Dan Brown. Il ne laisse pas indifférent surtout le dimanche soir lorsque les médiocres programmes de la télé vous poussent vers votre étagère à DVD.

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