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Pendule de foucaultQuatrième de couverture :

Après l’immense succès du Nom de la rose, voici le second grand roman d’un géant incontesté de la littérature mondiale. A Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort. A Milan, trois amis passionnés d’ésotérisme et d’occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot ourdi au cours des siècles pour la domination mondiale. Et voici qu’apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance… Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d’énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l’Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science. Un de ces romans que l’on n’oublie plus jamais. Et assurément un classique.

Avis :

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas l’œuvre de l’auteur italien, Umberto Eco, il ne peut vous laisser indifférent. La première remarque que l’on peut se faire, c’est tout simplement un auteur à succès qui a vu son plus grand roman adapté au cinéma avec une belle brochettes d’acteurs.

La seconde remarque est plus personnelle. J’ai déjà remarqué chez certaines personnes lorsqu’elles parlent de leurs lectures, le placent comme un des summum de la littérature comme pourrait être Balzac, Hugo et tant d’autres. Eco se veut être dans une tendance « d’intellectuels » qui vont lire le dernier essai de machin sur la philosophie du bidule, etc. Entre-nous, ce n’est pas à moi de juger les lectures de l’un de l’autre mais comme on dit chez moi : « J’écoute parce que j’ai des oreilles et je regarde parce que j’ai des yeux ».

En dehors de cette petite digression, que vaut ce livre ? En le débutant, on remarque un grand nombre d’allées et venues dans le temps qui peuvent vous perdre votre latin et voire même vous faire abandonner, mais après 150 pages, le décor est planté. L’ouvrage traite d’ésotérisme, d’occultisme et même si on connaît « bien » ces domaines, il y a quelques allusions qui ne sont pas très subtiles, pas très claires mais en dehors de ça, la trame est excellente et on rentre facilement dans l’histoire.

Au fil de la lecture, on se rend compte que finalement les lecteurs « branchés » ont peut-être bien raison, lorsqu’on voit l’érudition d’Umberto Eco. L’auteur plonge ses lecteurs dans une trame invraisemblable, comme un plongeur qui descend dans les grandes profondeurs. Heureusement que de temps en temps, nous remontons à la surface pour respirer à nouveau. En même temps, on sent que l’auteur a envie de tout dire, de tout raconter, de donner tous les détails de son imagination débordante. Un étalage des savoirs qui peut en freiner plus d’un mais lorsqu’on est dans cet ouvrage, cela serait vraiment bête de stopper.

Ce livre, on lit, on le vit et on réfléchit encore après sa lecture

ECO, Umberto. Le Pendule de Foucault. Paris : Librairie générale française, 2011. 647 p. ISBN 978-2-253-05949-3

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