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Quatrième de couvertureMaître Hiram et le roi Salomon

Le jeune roi Salomon, fils de David et de Bethsabée, a promis à son père sur son lit de mort de rétablir la paix dans le royaume d’Israël. Il s’y emploie avec une rare intelligence, apaisant les querelles, réorganisant l’armée et renforçant les frontières. Mais une idée l’obsède, bâtir à Jérusalem un sanctuaire à la gloire du dieu unique, un temple où sera préservée l’Arche d’alliance. Reste à trouver l’architecte digne de cette incroyable mission. La solution va surgir du grand pays voisin, l’ennemi redouté, la puissante Egypte avec laquelle Salomon signe une étonnante alliance puisque le pharaon Siamon lui offre sa fille en mariage et dépêche auprès de lui l’un de ses meilleurs architectes, Horemheb, rebaptisé Hiram afin que ses origines égyptiennes ne soient jamais dévoilées.

Deux caractères alors s’affrontent : Salomon veut la grandeur d’Israël, Hiram, farouche et solitaire, n’aspire qu’à la réalisation de son art. Pourtant les deux hommes fraternisent dans la même volonté de défier les sorts contraires. Et le temple s’élève irrésistiblement, somptueux, quand un troisième personnage survient  » des extrémités de la terre « , les bras chargés de présents : c’est Balkis, la reine de Saba, dont la beauté est légendaire…  » Or, dit la Bible, le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille de Pharaon…  »

Avis

Ce n’est pas la première fois que je parle de Christian Jacq, d’Hiram et du roi Salomon. Pour faire un tour rapide, on n’aime ou on n’aime pas le style Christian Jacq et peu importe la question de son appartenance à la franc-maçonnerie.

Si l’auteur donne son point de vue romancée, l’histoire reste la même. Maître Hiram est envoyé par le roi de Tyr et va accepter d’aider le roi Salomon pour construire un temple à Jérusalem digne des pharaons. Un seul maître architecte est capable de réaliser ce chef-d’œuvre et grâce à la confrérie de « l’art du trait ». Hiram va réussir ce tour de force et pour cela  il faut choisir et former parmi le peuple paysan israélien plus de 2000 apprentis, compagnons, maîtres, pour encadrer une véritable armée d’artisans et d’ouvriers. On fait même appel à la Reine de Saaba pour son soutien financier. Le travail est énorme, et va occuper tout le royaume pendant des années.

Le pouvoir de Hiram devient immense, ce qui va inévitablement faire naître des conflits, avec la fin tragique que l’on connait.Ce roman initiatique est écrit avec un habile suspense, jamais lourd ni ennuyeux ; il donne vie à la légende pour mieux la perpétuer. Il éclaire surtout sur l’origine des principaux outils de manière simple et concrète, pour que chacun puisse à son tour les utiliser.

JACQ, Christian. Maître Hiram et le roi Salomon. Paris : Pocket, 1991. 379 p. ISBN 2-266-03422-7

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